LE NAMUROIS BENOIT MARIAGE RECOIT LE PRIX DE LA CRITIQUE CANNES SOUS LE CHARME DU SIGNALEUR

Le Namurois Benoît Mariage reçoit le prix de la critique

Cannes sous le charme du signaleur

Vingt minutes pour séduire. Pari tenu par le Namurois Benoît Mariage, dont le court métrage «Le Signaleur» a été reçu cinq sur cinq par le jury de la semaine de la critique internationale à Cannes (voir nos pages «Culture»). De retour à Lustin, la tête pleine d'images, Benoît Mariage parle de ce qu'il a vécu, de la joie qu'il partage désormais avec ses amis, sa famille. Une belle histoire, toute simple comme un bon scénario.

Quatre cents courts métrages dont sept sélectionnés. Pour ce jeune cinéaste, un ticket pour Cannes était déjà une victoire en soi. Obtenir le prix de la critique, c'est la cerise sur le gâteau.

Il y a deux ou trois choses qui m'ont marqué, explique-t-il. D'abord, il y a tout ce bonheur que le film a véhiculé autour de moi, des gens qui me sont proches. Et puis, il y a le côté professionnel. Ce prix me conforte dans mes choix, me permet d'avoir confiance dans mes goûts, mes intuitions.

Sélectionné - entre autres - pour être présenté dans des festivals allemand, norvégien et corse, acquis par Canal Plus, distribué bientôt en salle, «Le Signaleur » poursuit sa course. Il donne aussi le départ à un rêve nourri depuis près de cinq ans : la réalisation d'un long métrage plongeant dans l'univers des colombophiles. Le tournage devrait démarrer l'an prochain. Son boulot de photographe à mi-temps, il compte le poursuivre : Je ne veux pas tout quitter dans l'euphorie du moment.

Ce week-end, c'est à Lustin que Benoît a prolongé la fête. C'était la kermesse qui, cette année, tournait autour du thème du cinéma. Un thème qui avait été choisi de longue date. C'est là, parmi ses amis, qu'il a été désigné citoyen d'honneur. Un diplôme supplémentaire qu'il emporte avec tous ses souvenirs de la Croisette. Des souvenirs faits de rencontres et d'excellents moments vécus avec son équipe. En un mot : le bonheur.

C. D.