LES DIFFERENTES SORTES DE LAINE

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Les différentes sortes de laines

Il n'y a qu'un poil à mériter le nom de laine. Celui, épais, doux et frisé du mouton. On devrait même plutôt dire «laine de brebis». Les moutons mâles, eux, sont abattus tout jeunes pour la boucherie. Leur première et dernière tonte, à huit mois, donne le «lambswool», la douce laine d'agneau.

La laine «mérinos» provient de moutons de race espagnole dont, aujourd'hui, Australiens et Néo-Zélandais, sont les plus grands éleveurs. Elle a des fibres si fines, elle est si gonflante qu'elle domine toute l'industrie textile.

Les moutons des îles Shetland au nord de l'Ecosse sont exposés à de tels vents maritimes que leur toison y gagne une robustesse sans pareille. Tout ce qui est vendu sous l'étiquette «shetland» ne provient pourtant pas d'un cheptel, moins important que sa soi-disant production. Ce sont souvent des laines cardées, aux fibres courtes, de belle qualité, aux teintures typiquement britanniques, mais moins chères évidemment.

La «pure laine vierge Woolmark» bénéficie d'un contrôle rigoureux, depuis la filature jusqu'au produit fini. Et garantit pureté et qualité de la laine, résistance au lavage, à l'usure, à la déchirure, tenue des coloris et détails de finition. Depuis la fin des années 80, un autre label «Mélange Woolmark» conjugue 60 % de pure laine vierge à des fibres chimiques.

Et le tweed ? Cette étoffe solide et souple est grise et noire comme la toison des moutons des Hébrides, un archipel brumeux du nord-ouest de l'Ecosse, balayé par les embruns. C'est la Tweed, une rivière où, dès le Moyen Age, les tisserands lavaient la laine, qui leur a donné son nom. L'excellence de ses eaux confère à la laine une densité et un gonflant superbes. En l'adoptant, les gentlemen farmers du coin qui cultivaient l'élégance, en firent le succès. Conan Doyle faisait porter du tweed par Sherlock Holmes. Jules Verne en habillait Phileas Fogg pour son voyage autour du monde. Si le tweed fait l'homme de goût, il vêt aussi la femme. Et tailla la légende des petits tailleurs, façon Chanel.

Si le mouton est un seigneur de la laine, d'autres animaux offrent généreusement leurs poils comme fibres textiles. Les chèvres «angora» fournissent le mohair, brillant, lisse et qui ne feutre quasi pas. Celles du «Cachemire» donnent un duvet d'une grande finesse, soyeux et souple. La laine des lamas «alpagas» est la plus douce qui soit en layette, et la «vigogne» joue, divinement, la carte des tricots de luxe. (J. V.)

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