Témoignage : Bonjour, je pars travailler en Inde

Des Belges qui ont des jobs passionnants, il y en a partout dans le monde. Vivre et travailler dans des pays très différents, c’est une somme d’expériences que Références veut mettre à la disposition de tous ceux qui, un jour ou l’autre, peuvent avoir l’opportunité de partir. En collaboration avec l’Union francophone des Belges à l’étranger (UFBE).

Temps de lecture: 3 min

Un cas un peu à part, puisqu’il ne s’agit pas ici (pas encore, peut-être) de s’expatrier pour des raisons professionnelles, mais d’une formation intelligente qui remplace l’alternative du stage en entreprise en seconde année d’études à l’Ichec.

Maud Defuster

21 ans, futur ingénieur commercial,

a choisi cette option qui consiste à aller bâtir une maison en Inde ou à lutter contre la désertification au Burkina Faso. Le véritable incentive est que les étudiants doivent récolter eux-mêmes 1600 €, de quoi couvrir une participation au projet et les frais de leur séjour. Maud Defuster : Ce ne sont pas des vacances et il est exclu de mettre papa et maman à contribution pour payer le voyage, nous devons récolter les fonds nous-mêmes ! Cette formation est à la fois une aide humanitaire et une expérience de groupe, dans laquelle nous vivons pendant un mois sur un chantier, avec d’autres étudiants et des participants locaux. Depuis le début, en 1993, près de 700 étudiants ont participé à ce ICHEC Housing Project, en Inde, au Burkina Faso et aussi au Pérou. Au Burkina, il s’agit de financer un microbarrage dans un village et de travailler au reboisement, en plantant six mille arbres. J’ai choisi l’Inde du Sud, l’état du Tamil Nadu, où chaque étudiant doit construire une petite maison de 24 m2 en un mois. Ce sont des habitations destinées à des familles démunies, dans quatre villages. En juillet 2007, les 32 étudiants partis là-bas ont participé à la construction de 37 maisons. Ils étaient quatre équipes de huit à neuf et chacune d’elles a construit son quota d’habitations, en travaillant avec les gens des villages. Au total, depuis le début, 545 étudiants ont permis de financer et de construire 544 maisons, trois écoles et un dispensaire.Ce qui m’intéresse dans cette approche, c’est de pouvoir être utile, tout en étant plongée dans une réalité complètement différente de celle que vit une étudiante ingénieur commercial en Belgique. Les responsables du Housing Projet disent « On croit faire un voyage, pourtant, en réalité, c’est le voyage qui nous fait », c’est profondément vrai, je crois, si j’en juge par ce que racontent les participants des années précédentes. L’expérience leur a tellement plu que certains sont revenus plusieurs fois. Ils disent tous que ce travail les a fait mûrir et leur a permis de voir de près la profondeur du fossé entre nous, les riches du Nord et eux, les pauvres du Sud ; ça ne change pas la réalité du monde, mais ça change le regard qu’on porte sur elle. Les témoignages des étudiants partis au Burkina sont identiques. Là-bas, ils ont participé à la plantation de 38.500 arbres. En pratique, nous avons plus de 60 heures de préparation avant de partir pour le projet, sans compter les démarches que nous devons faire personnellement pour financer notre participation : 600 € qui vont au projet lui-même, 1100 € pour le voyage et les frais de séjour. Sur place, le logement et l’intendance sont assurés par les partenaires indiens de l’opération, en contrepartie de notre travail et de notre aide financière.

Si vous voulez aider Maud à financer une partie de son voyage, il suffit de virer le montant de votre choix au 001-3622187-89 de ICI asbl (Ichec Coopération Internationale), avec la mention « projet de sensibilisation au développement – Maud Defuster ». Si vous désirez une attestation fiscale (pour tout don supérieur à 30 €), mentionnez « projet de développement – Maud Defuster ». Renseignements : Ichec coopération internationale 02.778.03.07. http://housingproject.ichec.be

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