Champagne pour Gevaert, vinaigre pour Stevens Sven Pieters se voit sur le toit de l'Europe Swennen: «Des risques qui paient» Un sprint en noir et blanc Les principaux résultats du «national»

Champagne pour Gevaert, vinaigre pour Stevens Le «national» 1998 a été celui du sprint. Kim Gevaert y a battu un record «historique» et Patrick Stevens y a peut-être compromis sa saison.

L'été dernier, Lea Alaerts avait invité Kim Gevaert à venir boire le champagne pour fêter la chute de son record du 60 m en salle, qui avait résisté pendant 22 ans aux assauts des demoiselles du sprint. Ces prochaines semaines, elle va pouvoir remettre le couvert et faire revenir la petite Brabançonne pour une deuxième tournée. Après 21 ans de règne, c'est son record du 100 m qui est tombé, hier, au stade Roi-Baudouin, une fois de plus sous les coups de boutoir de la sociétaire de Vilvorde qui, après l'avoir égalé en série (11.41), l'a amélioré d'un petit centième en finale (11.40). Un jour après avoir déjà un chrono plus qu'intéressant sur 200 m (23.32)...

Plus qu'une éventuelle qualification pour les championnats d'Europe de Budapest, ce record était le principal objectif de ma saison, avouait-elle, rouge d'émotion. Eh bien, elle aura les deux! Visiblement sous le charme, la commission de sélection de la Ligue n'a pas attendu qu'elle atteigne les 11.30 exigés et l'a ajoutée à la liste des «Hongrois», qui s'est étoffée tout au long du week-end avec les qualifications attendues de Sven Pieters (110 m haies), Erik Wijmeersch (20.49) et Patrick Stevens (20.64). Après une première journée d'une rare morosité, ce «national» 1998 n'aura donc pas laissé que des souvenirs mitigés, d'autant que Sandra Stals (800 m) et Jean-Paul Bruwier (400 m haies) ont, eux aussi, laissé une belle impression!

Pour Stevens, cependant, la sélection a un arrière-goût amer. Pendant sa demi-finale du 200 m, le Limbourgeois a, en effet, ressenti une violente douleur sur la face externe de son pied gauche, douleur qui l'a contraint, la mort dans l'âme à déclarer forfait pour la finale.

Elle était apparue la semaine dernière , explique-t-il. Mes nouvelles «spikes» ont trois fermetures auto-adhésives sur le côté et je les ai sans doute serrées trop fort lors du meeting d'Oslo. Depuis j'ai terriblement mal même avec une de mes anciennes paires qui se ferme avec des lacets. Je ne sais trop que penser. Vous savez, je n'ai plus beaucoup de temps à perdre...

Stevens, très abattu, presque au bord des larmes ce dimanche, a-t-il compromis ses chances de décrocher le titre européen du 200 m à cause d'une chaussure mal fermée? Numéro 1 européen sur la distance l'an dernier et à cet égard favori logique des «bookmakers», il n'exclut rien, pas même la possibilité de souffrir d'une fracture de fatigue, qui pourrait le contraindre à se faire plâtrer, ce qui réduirait évidemment à néant ses chances d'aller à l'Euro. Je passerai un scanner demain (NDLR: aujourd'hui), dit-il. On verra...

Erik Wijmeersch n'a pas eu l'indélicatesse de se réjouir du malheur de son rival. Il a, au contraire, puisé dans ce coup du sort l'énergie pour prouver sa valeur intrinsèque, se frayant tout seul un passage jusqu'à la qualification pour Budapest. Après avoir triomphé sur 100 m samedi en 10.37, le Waaslandien, qui n'y croyait pourtant pas avant ce week-end - Dans la ligne droite, au stade Roi-Baudouin, le vent souffle toujours de face... -, a mis un point d'honneur a faire une démonstration de son talent sur 200 m ce dimanche. Mieux, avec son chrono de 20.49, le troisième de sa carrière, il s'est, lui aussi, repositionné parmi les meilleurs spécialistes du Vieux Continent, dont il occupe désormais la 4 e place aux bilans 1998! Et après l'hiver pourri qu'il a connu, il considère presque son retour comme miraculeux.

Quand je vois d'où je viens, quand je repense aux blessures et à la toxoplasmose qui m'avaient mis sur le flanc il y a quelques mois, je me dis que je peux être fier de moi!

PHILIPPE VANDE WEYER

Sven Pieters se voit sur le toit de l'Europe

Il a retrouvé la forme qui lui avait tourné le dos depuis près de deux ans et en même temps l'ambition vorace qu'il avait déjà en junior.

Vivant un peu dans l'ombre de Jonathan Nsenga et de Hubert Grossard depuis le début de la saison, Sven Pieters, le recordman national du 110 m haies, a remis les pendules à l'heure au stade Roi-Baudouin en réussissant le minimum européen en 13.50. Après avoir été accroché en série par Grossard, l'athlète de l'Olympic Bruges s'est éclaté lors d'une finale où il prit un départ de rêve.

Il y avait deux ans que je n'avais plus connu de telles sensations à l'entraînement et il fallait que cela passe , commente-t-il. Au début juillet, mon stage à Mulhouse s'est déroulé comme dans un rêve. Je savais, par conséquent, qu'il aurait fallu être fort pour me battre. Au vu des tests effectués pendant ma préparation en France, mon entraîneur avait prévu que je réussirais un chrono entre 13.30 et 13.50. C'est chose faite et, hormis un meeting sur la très rapide piste de Sheffield, je vais poursuivre sérieusement mon entraînement pour être au mieux à Budapest.

Il est clair que le Flandrien, qui occupe désormais le dixième rang européen de la saison, rejoindra la capitale hongroise avec des ambitions très élevées.

Je sais que la concurrence sera très sérieuse mais j'aborderai ce grand rendez-vous dans le même état d'esprit que lors des championnats d'Europe juniors et espoirs, où j'ai récolté l'or et l'argent. J'ai retrouvé tout le dynamisme que j'avais en 1996 mais qui me manquait la saison dernière et, comme l'élite européenne, se retrouve dans un mouchoir de poche, tout est possible. Si l'on fait arriver à un résultat, il faut viser haut et penser donc au titre!

Derrière un Pieters impressionnant, on s'attendait à une lutte palpitante entre Nsenga et Grossard mais c'est Frank Asselman qui a mis tout le monde d'accord.

Ma course de demi-finale m'a donné un moral d'enfer, explique le Bruxellois, et Asselman n'est jamais aussi fort que quand il installe le doute dans l'esprit de ses concurrents. J'ai mis le temps à retrouver la forme mais c'est quand même mieux que l'an dernier, puisque je n'ai fait qu'un résultat valable en septembre. Je ne désespère, dès lors, pas d'encore réussir le minimum dans les quinze jours à venir.

Jonathan Nsenga n'arborait, par contre, pas un grand sourire, et pour cause, puisqu'une grosse faute sur la première haie l'avait éliminé d'emblée de la course pour le titre.

A cause de cette erreur, je me suis retrouvé bon dernier et je me suis, par conséquent, battu pour sauver ce qui était encore possible. Difficile, dès lors, de décrocher mieux qu'une troisième place. J'enrage, dans la mesure où toutes les conditions étaient enfin réunies pour réaliser une grosse performance...

RICHARD VAN DE SYPE

Swennen: «Des risques qui paient»

Sandra Swennen est une jeune femme qui aime jouer gros. Après avoir ravi le record national du triple saut à la Bruxelloise Heidi Van Collie lors d'un match Westathletic à Kevelaer en Allemagne lors de l'été 1995 (12,76 m), elle a mis, hier, tout en oeuvre pour se rapprocher de la barrière des 13 m qui lui semblait promise. Hélas! pour elle, cette athlète du Daring Louvain le fit de façon un peu trop impétueuse.

Une prise de risques trop importante lui a fait souvent manquer l'objectif recherché. On ne compte plus, en effet, les concours au cours desquels elle multipliait les sauts mordus d'un fifrelin.

C'est ma façon de faire , explique cette Limbourgeoise originaire de Tongres. Je ne compte plus les concours où j'effectue quatre ou cinq sauts nuls sur mes six essais. Je n'ai pas agi autrement ce week-end sur le sautoir du stade Roi-Baudouin, mais cette fois cela a payé, puisque j'ai amélioré mon record national de 7centimètres.

Après une première tentative à 12,52m, l'athlète que conseillent Christophe Delécluse et Ivo Hendrickx, fut crédité d'un nul avant d'atterrir à 12,83m et de louper ensuite ses trois derniers essais du concours.

Après mon record, j'ai, bien sûr, pensé aux 13m, commente celle qui domine la discipline en Belgique depuis trois ans . Un de mes sauts dépassait d'ailleurs ce cap, mais l'officiel de service a, très justement, levé le drapeau rouge pour me signifier que j'avais mordu dans la plasticine. Je crois cependant que le jour ne tardera pas où je pourrai réaliser mon rêve. J'ai, en effet, progressé sur pas mal de plans. J'ai gagné au niveau de la puissance et, ces dernières semaines, j'ai travaillé particulièrement ma prise d'élan.

R. V.d.S.

Un sprint en noir et blanc

Samedi, 16 h 30. Finale du 100 m hommes. Une finale tout en couleurs ou plutôt en «black and white». Cette hégémonie du noir sur le blanc a gagné le sprint belge, mais les visages pâles n'ont pas abandonné la partie, loin de là. En effet notre pays compte parmi ses fleurons deux des meilleurs sprinters blancs du Vieux Continent et peut-être même du monde. Dès lors «The Black Connection» est un phénomène du hasard plutôt qu'un phénomène de mode.

L'arrivée d'immigrés sur les pistes noir-jaune-rouge n'a pas l'ampleur que connaissent les terrains de foootball par exemple. Tous sont venus par leurs propres moyens et ont appréhendé le sport de diverses manières et en toute autonomie. Andrew Reets est originaire du Guyana (ex-Guyane britannique) et est arrivé en Belgique accroché à la main de sa maman. Cela fait 14 ans qu'il vit ici et il n'a débuté le sprint qu'à l'âge de 25 ans. Une arrivée tardive dans le petit monde des athlètes. Bongelemba Bongelo, Zaïrois de 25 ans, a découvert notre pays à 11 ans mais n'a débuté sa carrière sportive qu'à 19 grâce à des concours inter-écoles. Et le dernier mais le meilleur classé du championnat puisqu'il termine sur la seconde marche du podium est Olivier Sekanyambo Ilunga. Congolo-Rwandais, il est ici en tant que réfugié politique.

Leur avis est assez mitigé sur la question de la prédominance «black». Mais tous chantent en choeur: Cela n'a rien à voir avec une prédisposition génétique! Le seul facteur en jeu semble être la culture. Tous se rangent à ce point de vue mais certains argumentent de diverses façons.

Bongelo ne voit là qu'un hasard. En Belgique, en tout cas. Ce qui est caractéristique chez les Africains c'est leur envie de bouger. Un besoin indispensable de se dépenser et de transpirer. Noir ou Blanc, nous avons tous les mêmes chances. Certains cependant possèdent un don qui les amène à devenir sprinter mais cela ne dépend pas de la couleur de la peau. La preuve est là, les trois meilleurs sprinters belges sont blancs. Sekanyambo voit plutôt les choses sous un autre angle. Selon lui, la question culturelle se situe au niveau du statut que l'on accorde aux sportifs sur les différents continents. L'Europe base la reconnaissance sur la profession, un statut social, tandis qu'en Afrique l'homme se différencie des autres selon l'aptitude physique. Il faut être fort, en bonne santé et sportif. En Belgique l'athlétisme n'est pas assez valorisé. Seules deux ou trois personnes peuvent exercer leur activité en professionnel. Dès lors il est normal qu'aucun résultat n'émerge.

Cet aspect culturel est donc indéniable. Que ce soit physiologique, sociologique ou psychologique, les «noirs» prennent la tête de la course. Et à ce propos, Olivier Ernst, 100% pur belge, a aussi son avis. Un petit bout d'explication qui, encore une fois, connote cette évidente culture noire du sport. Le milieu africain favorise la course de vitesse. Etant donné qu'ils ne bénéficient pas, comme chacun de nous, de piscines, de courts de tennis et autres, ils excellent dès lors dans des sports qui ne nécessitent pas de haut niveau technique. Il est très rare de voir un Africain sauter à la perche par exemple. Pour ce qui est des noirs américains c'est encore autre chose puisque là-bas cette «black collection» est déjà complètement intégrée et les bons sprinters obtiennent facilement des bourses universitaires pour continuer leurs entraînements.

Evidemment, une fois que les bonnes performances arrivent et que l'on participe à des compétitions internationales, cet aspect culturel n'est plus seul en course. Le travail reste la clé du succès.

Seulement en Belgique, où la règle du jeu est très largement faussée puisqu'il n'existe pas de réel niveau professionnel, l'arrivée de sprinters étrangers reste très aléatoire. D'ailleurs les femmes «blacks», à l'une ou l'autre exception près, restent quasiment absentes de nos pistes...

AUDREY ADAM

Les principaux résultats du «national»

HOMMES

100 m: (v.: + 0,6 m/s) 1. Wijmeersch (ACW), 10.37; 2. Marsh (Aus), 10.50; 3. Sekanyambo (ESC), 10.52; 4. Reets (ESC), 10.60 (10.58 en série); 5. Colabella (Ser), 10.66; 6. Ernst (FCL), 10.71; 7. Thys (Abes), 10.73; 8. Bongelo (CSF), 10.74; 9. Ongenaden (DCLA), 10.75.

200 m: (vent nul)1. Wijmeersch (ACW), 20.49; 2. Ernst (FCL), 21.07; 3. Bernard (FCL), 21.30 (21.27); 4. Sekanyambo (ESC), 21.46; 5. Thys (Abes), 21.56; 6. Kabuya (ESC), 21.99 (21.91); 7. Schoonjans (ESC), 22.51 (21.99); Stevens (20.64) et Colabella (21.98) non-partants.

400 m : 1. Provost (RCG), 46.99 (46.86); 2. Masson (FCL), 47.35 (46.99); 3. Van Buynder (ACW), 47.58; 4. Strypstein (Huy), 47.98; 5. Van Berlo (Olse), 48.16; 6. Bosteels (ACW), 48.86 (48.59); 7. Walthéry (AVT), 48.97 (48.88); 8. Van Branteghem (Ajax), 49.10 (48.95); 9. Wielandt (OEH), 49.18 (48.34).

800 m : 1. Kahan (Abes), 1.47.07; 2. Quintelier (Hamm), 1.48.31; 3. Desmet (KKS), 1.49.00; 4. Waelput (RCG), 1.49.24; 5. Jansen (ACHL), 1.49.35; 6. De Temmerman (RCG), 1.50.16; 7. Goevaerts (Abes), 1.50.68; 8. Dahin (CABW), 1.50.88; 9. Lorenz (Aus), 1.51.22.

1.500 m : 1. Van den Broeck (ESC), 3.48.20; 2. Bernaert (AVT), 3.48.32; 3. Stevenson (Aus), 3.48.32; 4. Grammens (Riem), 3.48.73; 5. Desmedt (ESC), 3.49.11; 6. Brack (Tact), 3.50.64; 7. Vandevelde (Bonh), 3.51.47; 8. Vanmelkebeke (RCG), 3.52.18; 9. Wouters (Bonh), 3.52.55.

5.000 m : 1. Thompson (Aus), 14.02.95; 2. Van Geyte (Riem), 14.03.45; 3. Fays (FCL), 14.03.66; 4. Nemeth (CABW), 14.04.19; 5. Compernolle (Riem), 14.09.03; 6. Tahir (FCL), 14.09.92; 7. Blommaert (OEH), 14.11.51; 8. Ouamari (ESC), 14.19.42; 9. Gabriel (HF), 14.50.24.

110 m haies: (v: + 1,0 m/s) 1. Pieters (OB), 13.50; 2. Asselman (ESC), 13.73; 3. Nsenga (Ocan), 13.77; 4. Grossard (Riem), 13.78; 5. Dorey (Aus), 14.74; 6. Deveughele (Maci), 14.82 (14.81); 7. Van de Gender (Tuac), 14.87 (14.58); 8. Bernaert (KAAG), 15.22 (14.87).

400 m haies : 1. Bruwier (FCL), 50.11; 2. Faems (ACW), 50.63 (50.57); 3. Melchior (CABW), 51.16; 4. O'Brien (N-Z), 51.99; 5. Bernaert (KAAG), 52.98; 6. Vanzeebroeck (OEH), 53.46: 7. Luckx (OEH), 53.49; 8. Torben-Nielsen (AVT), 54.42 (54.32).

3.000 m steeple : 1. Dent (Aus), 8.54.65; 2. Vergote (AZW), 8.58.74; 3. Ruysschaert (Riwa), 9.05.98; 4. Veugelen (VAC), 9.07.58; 5. Fumière (Dilb), 9.16.27; 6. Vermeiren (OEH), 9.24.79; 7. B. Peeters (Dilb), 9.30.24; 8. De Vlieger (Avlo), 9.34.05; 9. R. Peeters (Duff), 9.35.82.

Hauteur : 1. Van Roeyen (AT84), 2,05 m; 2. Muzyczka (Aus), 2,05; 3. Garlett (Aus), 2,05; 4. Motmans (DCLA), 2,02; 5. Lens (DCLA), 1,99; 6. Fransen (AVT), 1,99; 7. Braconnier (FCL), 1,99; 8. Campeneer (Usta), 1,99; 9. De Naeyer (ACBR), 1,96.

Perche : 1. Rombaut (OEH), 5,25m; 2. Moreels (Vita), 5,20; 3. Duval (CABW), 5,10; 4. Piers (Riem), 4,80; 5. Coomans (Dilb), 4,60; 6. Simonet (FCL), 4,60; 7. Taeleman (DCLA), 4,40; 8. Lumbeeck (BVAC), 4,40; 9. Jaspers (DCLA), 4,40.

Longueur : 1. Taurima (Aus), 8,06 m; 2. K. Mambo (CABW), 7,53; 3. H. Branle (FCL), 7,53; 4. Nys (AVT), 7,36; 5. Messiaen (RCG), 7,25; 6. Desmedt (Arac), 7,23; 7. Prudent (FCL), 7,08; 8. Michel (DS), 7,00; 9. Wouters (ACKO), 6,97.

Triple saut : 1. K. Mambo (CABW), 15,77 m; 2. Velter (Damp), 15,13; 3. Ganley (N-Z), 14,90; 4. Verstraeten (Tuac), 14,58; 5. Julémont (HF), 14,40; 6. Jidovtseff (Ser), 14,27; 7. Lazaar (FCL), 14,09; 8. Herman (Damp), 13,86; 9. Israel (FCL), 13,67.

Poids : 1. Blondeel (OEH), 17,01 m; 2. Jones (Aus), 16,44; 3. Hartney (Aus), 15,74; 4. Beernaert (AT84), 14,96; 5. Rogge (DCLA), 14,61; 6. Rausin (FCL), 14,51; 7. Eeckhout (Vita), 13,61; 8. Hocq (ESC), 13,32; 9. Morret (Lebb), 12,97.

Disque : 1. Van Daele (Riem), 58,00 m; 2. Blondeel (OEH), 50,66; 3. Elvy (Aus), 50,60; 4. Dupont (FCL), 49,48; 5. Beernaert (AT84), 47,06; 6. Bartolucci (WS), 46,89; 7. Verheyen (Brab), 46,36; 8. Ledbrook (Aus), 45,69; 9. Eeckhout (Vita), 44.61.

Marteau : 1. Malachenko (Moha), 65,90; 2. De Wyngaert (Hera), 63,49; 3. Verhegghe (KAAG), 60,29; 4. Guldentops (Brab), 59,50; 5. Verschuere (RCG), 56,75.

Javelot : 1. Martin (Aus), 72,88 m; 2. Van Mensel (AT84), 69,86; 3. Kloeck (Brab), 68,27; 4. Vasteels (CSF), 63,65; 5. Schlatter (CSF), 62,51; 6. Pauwels (ACW), 61,45; 7. De Coster (RCG), 61,27; 8. Pennoit (RCG), 61,01; 9. Van den Avert (ACBR), 60,41.

FEMMES

100 m: (v.: - 0,6 m/s) 1. Gevaert (VAC), 11.40 (record de Belgique; a.r. 11.41 par Lea Alaerts, DCL, le 27.07.77 au Heysel); 2. Callaerts (ACW), 11.64; 3. Deveughele (Maci), 11.94; 4. De Meyere (Hale), 12.03 (11.99); 5. Moreels (KAAG), 12.29; 6. Daems (RCB), 12.37 (12.28); 7. Bracke (Swin), 12.43 (12.40); 8. De Witte (ACW), 12.46 (12.34); 9. Gilson (Ser), 12.48 (12.40).

200 m: (v.: - 0,3 m/s) 1. Gevaert (VAC), 23.32; 2. De Meyere (Hale), 24.04; 3. Deveughele (Maci), 24.13; 4. Ouedraogo (RCT), 24.23; 5. Major (N-Z), 24.91; 6. Van Doninck (AVT), 25.12; 7. Pennings (KAAG), 25.20; 8. Gilson (Ser), 25.36; 9. Daems (RCB), 25.41 (25.04).

400 m : 1. Maenhout (Riem), 53.26; 2. Hayward (Aus), 53.92; 3. Reynaert (ACME), 55.00; 4. De Brael (OEH), 55.50; 5. Leplat (ESC), 56.03; 6. Adam (ESC), 56.95; 7. Baggerman (OEH), 57.35; 8. Van Damme (Vita), 58.51 (58.02); 9. Vanden Bempt (DCLA), 59.81.

800 m : 1. Stals (RCG), 2.01.21; 2. Michel (Malm), 2.04.15; 3. Matthys (AVT), 2.04.63; 4. Elms (Aus), 2.07.21; 5. Buysse (RCG), 2.07.68; 6. Dufour (Maci), 2.09.20; 7. De Ridder (Hale), 2.11.29; 8. Schmit (ULA), 2.12.99 (2.12.57); 9. Bruggeman (Riem), 2.13.57.

1.500 m : 1. Smolders (Duff), 4.17.20, 2. Dejaeghere (Maci), 4.17.29; 3. Willis (Aus), 4.19.73; 4. S. Verthé (KAAG), 4.23.64; 5. El Kouhail (Brab), 4.24.43; 6. Boonen (Duff), 4.25.59; 7. Sluysmans (FCL), 4.26.23; 8. E. Verthé (KAAG), 4.27.34; 9. Van Coillie (Avmo), 4.32.81.

5.000 m : 1. Danneels (AVT), 16.05.93; 2. Smolders (Duff), 16.13.48; 3. Lallemand (Risc), 16.14.43; 4. Van Linden (BRRC), 16.20.61; 5. Deroubaix (Moha), 16.25.19; 6. Abramsky (Isr), 16.43.62; 7. Debaets (DCLA), 16.46.81; 8. Collier (OEH), 16.47.47; 9. Van Damme (RCG), 16.54.16.

100 m haies: (v.: + 0,5 m/s) 1. Tschomba (CABW), 13.56 (13.50); 2. Grouwels (AVT), 13.58; 3. Troonen (Smac), 13.59 (13.54); 4. Munro (Aus), 13.82; 5. De Meester (KAAG), 13.95 (13.75); 6. Poelmans (RCT), 14.14; 7. Ouedraogo (RCT), 14.19 (14.15); 8. Moreels (KAAG), 14.60 (14.36); 9. Jans (Genk), 14.66 (14.48).

400 m haies : 1. Mercken (Riem), 56.47; 2. Bogemans (ACW), 57.22; 3. Wheeler (Aus), 58.50; 4. Amellal (RCB), 59.27; 5. Vandille (OB), 1.00.33; 6. Suys (Ajax), 1.00.83 (1.00.65); 7. Meuris (Hera), 1.01.55; 8. Bancu (FCL), 1.03.85; 9. Ryngaert (AZW), 1.04.18 (1.04.07).

Hauteur : 1. H. Paesen (AT84), 1,83 m; 2. De Leeuw (CSF), 1,81; 3. Cochuyt (ACME), 1,79; 4. Hellebaut (Olse), 1,77; 5. McIvor (Aus), 1,74; 6. Vissers (Olse), 1,60; 7. Smeets (Genk), 1,60; 8. I. Paesen (Looi), 1,55; 9. Michiels (ACBR), 1,55.

Perche : 1. Elwin (Aus), 3,90 m; 2. Howe (Aus), 3,70; 3. Zubiolo (FCL), 3,65; 4. Clinckemaillie (DCLA), 3,55; 5. Van Roie (AVZK), 3,50; 6. Goetghebuer (CABW), 3,50; 7. Pollefeyt (HAC), 3,45; 8. Dufour (Moha), 3,40; 9. Van de Steen (RCG), 2,90.

Longueur : 1. Hennart (FCL), 6,35 m; 2. De Meester (KAAG), 6,17; 3. Perkins (Aus), 5,91; 4. Debrunfaut (Usta), 5,83; 5. I. Paesen (Looi), 5,55; 6. Geerts (Bonh), 5,54; 7. Wuidard (Herv), 5,40; 8. Phillips (N-Z), 5,33; 9. Vannoppen (AVT), 5,22.

Triple saut : 1. Swennen (DCLA), 12,83 m (record de Belgique; a.r. 12,76 m par la même le 04.06.95 à Kevelaer); 2. Paterman (Aus), 11.50; 3. Aerts (Geel), 11,36; 4. Schklar (Spa), 11,18; 5. Gascard (CABW), 11,14; 6. Amelinckx (AT84), 11,00; 7. Desmasures (Ser), 10,72.

Poids : 1. Meulemeester (AT84), 15,91 m, 2. Blondeel (OEH), 15,27; 3. Steele (Aus), 14,15; 4. Turnbull (Aus), 13,89; 5. Mentens (AVT), 12,90; 6. Van Thuyne (Dein), 12,74; 7. Klutsch (DCLA), 12,24; 8. Doumbadze (CABW), 11,08; 9. Reyns (RCG), 10,89.

Disque : 1. Blondeel (OEH), 55,23 m; 2. Steele (Aus), 52,62; 3. Turnbull (Aus), 48,63; 4. Maes (CSDY), 45,24; 5. Meulemeester (AT84), 41,41; 6. Van Thuyne (Dein), 41,14; 7. Klutsch (DCLA), 38,08; 8. Temmerman (KAAG), 35,53; 9. Reyns (RCG), 33,88.

Marteau : 1. Petit (FCL), 56,06 m; 2. Doumbadze (CABW), 48,13; 3. Nierinck (RCG), 44,28; 4. Hageman (KAAG), 43,18; 5. De Pauw (Hale), 41,98.

Javelot : 1. McIntosh (Aus), 50.71; 2. Stas (Looi), 47,24; 3. Marien (Lebb), 43,52; 4. Hojka (USBR), 42,38; 5. Blockx (FAC), 41,89; 6. De Wachter (ACHL), 40,32; 7. D'Halluin (JSMC), 40,03; 8. Van Doorsselaer (Avlo), 39,68; 9. Hendrickx (Kape), 39,61.

Impens:

saison terminée

Alors que sa saison n'a pas encore débuté, Christophe Impens se voit contraint d'arrêter toute activité. Opéré au pied l'hiver dernier, le Flandrien accumule les contretemps. Incapable de se réentraîner correctement depuis plusieurs mois, il souffre maintenant d'une inflammation à la cicatrice de ce pied. Il risque, dès lors, d'être écarté des pistes pour un long moment.

Quatre doublés

Les doublés sont affaire courante lors des Championnats de Belgique. Cette fois, quatre athlètes y sont parvenus: Erik Wijmeersch et Kim Gevaert, qui se sont imposés au 100 et au 200m, Gino Van Geyte, qui après avoir remporté le 10.000m jeudi à Tessenderlo, s'est imposé cette fois sur 5.000m, et Alain Mambo, qui a triomphé tant à la longueur qu'au triple saut.

Des performances qu'ont loupées de peu Veerle et Wim Blondeel au poids et au disque, et Anja Smolders, qui, après avoir remporté le titre sur 1.500m, dut se contenter d'une deuxième place sur 5.000m.

Housiaux

for president?

La Ligue royale belge d'athlétisme (LRBA) n'a toujours pas de président depuis le changement de ses structures. Philippe Housiaux va-t-il se lancer? Ce n'est pas impossible si l'on prend la peine de déchiffrer le message de l'ancien recordman national du 100m, du 200m et du saut en longueur qui affirme qu'il est prêt à s'investir et à aider la LRBA...

Nys sur la touche

La poisse colle aux spikes d'Erik Nys, le recordman de Belgique du saut en longueur. Alors que l'athlète de l'AV Toekomst comptait sur ces championnats pour s'approcher du minimum pour Budapest, il a dû renoncer à poursuivre son concours après quatre essais.

Je me sentais mieux à l'entraînement ces derniers jours, confia-t-il, mais jamais je n'avais pu me donner à 100 %. A mon quatrième saut, j'ai ressenti une gêne à la cuisse qui m'a causé beaucoup de tracas ces derniers temps. Il était plus sage de renoncer afin de ne pas hypothéquer le reste de la saison. Je ne crois pas que ce soit trop grave et j'espère pouvoir être remis sur pied pour Hechtel.

Comme souvent ces dernières années, la Nuit de l'athlétisme constituera une dernière planche de salut pour le Limbourgeois...

Juniors en vue

Dans la perspective des Championnats du monde de leur catégorie qui se tiendront à la fin du mois à Annecy, plusieurs juniors ont superbement tiré leur épingle du jeu lors des championnats. Ludivine Michel, qui livra une course très audacieuse après son retour de stage à Font-Romeu, a pulvérisé son record du 800m en 2.04.14. Catherine Lallemand en fit de même sur 5.000m (16.14.43), après s'être fait souffler «in extremis» la deuxième place par Anja Smolders.

Chez les garçons, Geert Waelput a réalisé le temps qualificatif sur 800m en prenant la quatrième place en 1.49.24. Comme ce chrono a été réussi après les délais prévus, la LRBA demandera une dérogation aux instances européennes. Dans la même course, Joeri Jansen, qui avait déjà réussi le minimum précédemment, est à nouveau descendu sous la limite en 1.49.35. Quant à Bart Evens, il a réalisé le temps qualificatif sur 10.000m mercredi dernier à Tessenderlo.

Hennart en forme

Sandrine Hennart a reconquis le titre de championne de saut en longueur qu'Annelies De Meester lui avait ravi l'an dernier.

A cause de blessures, j'ai été retardée dans ma préparation au mois de juin, mais je suis bien revenue depuis lors. Mes 6,35m constituent ma meilleure performance depuis mon record national à Ninove il y a deux ans. Je retrouverai d'ailleurs la piste flandrienne d'ici peu et j'espère encore m'améliorer.