Diriger l'Opéra de Lyon, dernier défi d'Alain Durel

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Diriger l'Opéra de Lyon, dernier défi d'Alain Durel

Après avoir été, depuis 1990, le directeur du Théâtre des Champs-Elysées à Paris, Alain Durel vient d'entrer en fonction dans le même poste à l'Opéra de Lyon. Il entame ainsi la dernière étape d'une carrière bien remplie, qui l'a vu aux postes de directeur du Festival de musique contemporaine de La Rochelle, directeur de la musique à Radio-France, président du conseil d'administration de la Cité de la musique à la Villette, directeur artistique de la firme de disques Montaigne...

C'est donc un dernier défi artistique qu'accepte de mener Alain Durel (né en 1941), qu'il entend assumer avec ce mélange d'enthousiasme et de sérénité qu'il apprécie particulièrement. J'aime le fait de me trouver ici à la tête d'une maison aux dimensions humaines, nous a-t-il confié, dont les dimensions me paraissent idéales pour vivre le travail d'équipe tel que je l'entends, dans une ambiance où la découverte et le risque jouent une part non négligeable.

La découverte, c'est par exemple une ouverture de saison avec une oeuvre aussi peu connue qu'«Ariane et Barbe-Bleue», dont la programmation lui avait été suggérée par Louis Langrée, le nouveau directeur musical appelé par Alain Durel. Louis Langrée choisira bien sûr le répertoire qu'il veut diriger, mais je discute avec lui des autres chefs que nous inviterons à Lyon. C'est comme cela que je conçois la collaboration avec mes associés, et je suis heureux que cette entente semble s'annoncer excellente à tous les niveaux, et notamment avec Jean-Marc Péraldi, le directeur administratif et financier.

L'Opéra de Lyon peut s'enorgueillir d'un riche passé discographique, auquel a très activement travaillé Kent Nagano, son précédent directeur musical. C'est un aspect du travail auquel Durel compte aussi apporter beaucoup d'attention. Il n'y a plus de contrat exclusif nous liant à une firme de disques, et je considère que l'outil audiovisuel dont nous disposons ici doit être exploité de manière diverse : je pense à la réalisation de documentaires... J'aime l'idée que l'Opéra de Lyon soit considéré comme une «maison ouverte» attirant un public varié. Un effort particulier doit viser les jeunes. Nous leur proposons un abonnement offrant quatre spectacles au prix de 200 FF en première catégorie, dans le cadre de l'action «lycéens à l'opéra». Mais il existe également un programme éducatif incluant la participation des enseignants.

Alain Durel entretient depuis de nombreuses années d'excellents contacts avec la Monnaie, qui se préciseront avec la coproduction prochaine d'un «Falstaff» de Verdi. Signalons aussi que le metteur en scène belge Philippe Sireuil montera un double spectacle Ravel («L'enfant et les sortilèges», «L'heure espagnole») à Lyon en mars 99.

MICHEL DEBROCQ

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