LA LOUVIÈRE

LA LOUVIÈRE

EGE en faillite

Les responsables d'EGE ont fait aveu de faillite lundi devant le tribunal de commerce de Bruxelles. EGE est une des quatre sociétés du groupe Cabay connu pour ses activités dans le monde des déchets à La Louvière. «EGE Cabay et fils» dont le siège social se trouve à Bruxelles mais qui a son siège d'exploitation sur l'ancien site Ideal Standard à Houdeng Goegnies était active dans le domaine de l'éclairage public et des rails de chemin de fer. C'est le rétrécissement des marchés publics qui est à l'origine de la chute d'EGC, chute précipitée par une assignation venue de l'ONSS à qui la société était redevable de quelque 9 millions (pour un capital de 11 millions). Le département salage des routes que comprenait également ECG pourrait être réintégré dans les autres sociétés du groupe susceptibles, par ce biais, d'absorber une partie des 19 personnes occupées.

Question: la faillite d'ECG pourrait-elle entraîner celle des autres sociétés du groupe? En principe non; les patrons de Cabay qui semblent prêts à remobiliser des capitaux disposent d'ailleurs d'une quinzaine de jours pour faire opposition à leur propre aveu.

MANAGE

Reprise chez

BN Bombardier

Les travailleurs de BN Bombardier à Manage ont décidé de reprendre le travail; c'était la condition posée par la direction pour tenir une réunion de négociation, réunie hier après-midi. Au menu: la situation de l'entreprise de construction ferroviaire face à l'autre siège BN Bombardier de Bruges et l'impact de la restructuration envisagée.

Rappelons que le conflit à l'intérieur de cette société qui occupe 375 ouvriers et une centaine d'employés avait été déclenché par l'embauche de deux cadres, mal ressentie par le personnel alors qu'il est actuellement question de la mise en disponibilité d'une septantaine de travailleurs.

TOURNAI

Décès de

Fernand Dumont

Fernand Dumont, qui fut le dernier bourgmestre du «petit Tournai», est décédé lundi après-midi à l'âge de 74 ans à l'hôpital universitaire Saint-Luc où il venait de subir une intervention chirurgicale. Docteur en droit, il avait commencé sa carrière politique en 1964 lorsqu'il avait été élu conseiller communal de Tournai sur la liste PSC. C'est lui qui emmena la liste PSC aux élections communale de 1970: les sociaux-chrétiens reconduisirent leur alliance avec les libéraux et, le 4 janvier 1971, Fernand Dumont devint bourgmestre de Tournai jusqu'à la fusion des communes.

En 1977, après un mandat particulièrement difficile, il céda l'écharpe mayorale à Raoul Van Spitaels et redevint échevin du commerce et de l'agriculture. Il mit un terme à sa carrière politique en 1989 pour se consacrer à ce qui fut, sans doute, la plus grande passion de sa vie: l'histoire du chemin de fer et les trains miniatures qui encombraient son grenier transformé en authentique musée ferroviaire.

Encore une

maison fissurée...

Mêmes causes, mêmes effets: à la rue Saint-Eleuthère, à Tournai, la maison d'Abdel Krim Oussai est en train de se fissurer dans des circonstances identiques à celles dont vient de pâtir la demeure de Michel Quivy, à la rue du Crampon («Le Soir» du 8 janvier). Ici aussi, ce sont des travaux entrepris sur un chantier contigu qui ont déstabilisé la maison: en quelques jours, l'immeuble est devenu inhabitable, les portes condamnées par la déformation du carrelage refusant désormais de s'ouvrir.

Tout s'est passé très vite: les premières fissures sont apparues après la démolition du bâtiment voisin, lorsqu'on a entrepris de creuser sous le mur mitoyen pour couler les fondations de l'immeuble en construction (une succursale du Crédit communal).

Abdel Krim Oussai, son épouse et leurs quatre enfants ont dû trouver refuge chez des proches. Le risque d'effondrement est, paraît-il, réel: samedi matin, la firme boraine chargée des travaux (BTB) a d'ailleurs procédé en toute hâte à un étançonnage tandis que des experts descendaient sur place. Abdel Krim Oussai s'apprête quant à lui à vivre un gymkhana juridique éprouvant. Récemment, Michel Quivy a bouclé victorieusement le sien après des mois de démarches fastidieuses: le maître d'oeuvre avait finalement accepté de racheter la maison disloquée et de lui verser une «prime de remploi» de 500.000 francs.