OTTIGNIES Projet de fusion avec les cliniques universitaires Saint-Luc Opération indolore pour le Centre Lennox?

OTTIGNIES Projet de fusion avec les cliniques universitaires Saint-Luc Opération indolore pour le Centre Lennox?

Les centre neurologique William Lennox va-t-il fusionner, dès le 1er janvier 2001, avec les cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles? Le projet, approuvé par le conseil d'administration de l'institution située sur les hauteurs d'Ottignies, a été annoncé lundi dernier, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire.

Cette fusion serait motivée non par des soucis financiers mais pour assurer la pérennité du centre Lennox dans la mesure où une institution de 160 lits peut être vulnérable à moyen terme, expliquent les représentants du Setca (FGTB) et de la CNE (CSC) qui, soucieux que cette décision n'ait aucune conséquence négative pour l'emploi, ont convié leurs affiliés à des assemblées générales.

Nous ne crions pas au secours, précise Jean-Paul Indriets, de la CNE, le secrétaire du conseil d'entreprise. La direction nous a assurés que cette fusion ne devrait en aucune manière changer la philosophie ni les conditions de travail au centre. Concrètement, il n'y a pas de risque de restructuration et de suppression d'emploi pour le personnel qui compte actuellement 227 équivalents temps plein, soit 370 personnes.

Du côté de la direction du centre William Lennox, l'on précise que le conseil d'administration des cliniques Saint-Luc ne s'est pas prononcé sur cette fusion. Mais ce projet n'est pas neuf, assure Gauthier Saelens, le directeur financier de cette institution bruxelloise. Il devrait consolider à long terme la position du centre Lennox, qui risquerait, sans cela, de devenir difficilement tenable dans le contexte actuel. La fusion pourrait permettre diverses synergies (en matière d'informatique, par exemple). En outre, elle consoliderait des liens déjà anciens - certains médecins travaillent dans les deux institutions - avec un centre de réadaptation neurologique qui a aujourd'hui un rôle important à jouer en support des cliniques Saint-Luc et d'autres hôpitaux.

CATHERINE MOREAU