Une gare neuve à Ottignies cet automne Coup d'oeil sur les dossiers oubliés (V).Le bâtiment de la troisième gare de Wallonie ouvrira ses portes automatiques! avant la fin de cette année. Mont-Saint-Guibert attend sa gare RÉTROACTES Accouchement dans la douleur pour le projet de nouvelle gare à Ottignies. Une véritable galère pour les responsables qui devrait se terminer fin 1998. Si tout va bien...

Une gare neuve à Ottignies cet automne Coup d'oeil sur les dossiers oubliés (V). Le bâtiment de la troisième gare de Wallonie ouvrira ses portes - automatiques! -avant la fin de cette année.

Electriciens et chauffagistes s'activaient, mardi matin, dans la future salle des pas perdus. Plus nombreux que les voyageurs occupés, sous une chaleur déjà lourde, à attendre d'hypothétiques passages de trains.

Le gros oeuvre de la nouvelle gare , c'est terminé et tout devrait être prêt pour la fin du mois d'octobre, explique Christian Bourgeois, l'architecte de la SNCB.

En novembre 1996, après quinze années d'arrêts et de départs, de plans, études et maquettes alimentant la chronique ferroviaire locale, ministre des Communications, responsables de la SNCB, édiles communaux et autres inauguraient symboliquement le début de la construction du bâtiment qui accueillerait les quelque 16.000 voyageurs quotidiens de la troisième gare de Wallonie (après Liège et Namur). Le projet enfin déterminé- et son coût chiffré à 108 millions - prévoyait un édifice en béton bicolore, en forme de croix et pourvu de larges baies vitrées... Le sous-sol sera occupé par les services techniques et l'étage par les bureaux administratifs. Quant au rez-de-chaussée, il sera réservé aux voyageurs qui y accéderont par la place de la gare et par deux portes transversales. La salle des pas perdus accueillera une salle d'attente octogonale chauffée (18 places assises) et un distributeur automatique de billets. Tout autour seront disposés la salle des guichets, des WC (payants), la cafétéria des voyageurs et un local occupé par un centre de services (distributeurs automatiques de boissons, photocopieuse...) et la consigne des bagages.

A l'origine, le buffet des voyageurs devait occuper toute la surface, poursuit l'architecte. La direction commerciale a fait quelques concessions: une croissanterie et une confiserie se partageront l'espace disponible. Dans une seconde phase, l'on percera le voile en béton du couloir sousvoies pour installer un point de vente de journaux et revues en face de l'escalier d'accès aux quais.

Ledit couloir sous- voies sera prolongé dans les deux sens -vers le parking du quartier des Villas et jusqu'au passage à niveau de l'avenue Albert I er . Ces travaux débuteraient l'an prochain, s'étaleraient sur deux années et inclueraient la démolition de la passerelle. Un coup de poing dans le paysage, commente encore l'architecte. Mais peut-être se trouvera-t-il des nostalgiques pour réclamer sa conservation!

Ajoutons que l'ancien centre routier - l'actuelle gare provisoire - devrait elle aussi passer à la trappe. Pour permettre la construction d'un rond- point devant la gare? Pour étendre le parking actuel? Rien n'est tout à fait décidé. Des discussions sont actuellement menées avec la Société régionale wallonne des transports qui souhaite améliorer la circulation des bus, explique le directeur, Francis Clotuche. Et la circulation automobile? Quid du problème de la pénurie des parkings aux alentours de la gare? L'aménagement en parking, en collaboration avec la commune, du terrain situé entre l'avenue Albert Ier et la rue des Droits de l'homme, est toujours d'actualité, poursuit -il. La SNCB s'efforce d'ailleurs de favoriser le parking aux alentours des gares.

CATHERINE MOREAU

Mont-Saint-Guibert attend sa gare

Annoncé, pour le printemps, par l'administration communale qui suit avec insistance le dossier, les travaux d'aménagement de la nouvelle gare de Mont-Saint-Guibert, située sur la ligne 161 Bruxelles - Namur, se font décidémment attendre.

Du côté de la SNCB pourtant où la bonnne volonté ne manque pas, le dossier est bel et bien sur les rails.

L'entrepreneur a prévu de débuter le chantier dès la fin du mois d'août , confirme en effet André Radar, du service relations publiques du district sud-est de la société nationale.

Le problème est que nous avons dû atendre le permis de bâtir dont la demande a été approuvée par le collège échevinal guibertin le 22 janvier. La réponse tardive de l'urbanisme à Wavre,- le 23 juin alors qu'il disposait de 20 jours après le 22 janvier....- nous a bien entendu obligé de postposer la construction du nouvel édifice dont le coût est estimé à 5 millions hors TVA.

Tout devrait être bouclé pour les premières semaines de 1999. Mais, apparemment, on n'en est pas encore là à Mont-Saint-Guibert où le taudis qui fait office de gare fait pitié à voir.

Un véritable coup de poing urbanistique au centre de la commune. Cela fait... huit ans qu'outre le conseil communal, une interpellation parlementaire s'inquiétait de son état de délabrement!

La nouvelle gare de ce point d'arrêt, fréquenté quotidiennement par une demi-millier de navetteurs, sera construite à côté de l'édifice actuel.

Quasiment identique à celle de Chastre, elle comprendra un bureau des recettes, un guichet et une salle d'attente. Tout cela sur une superficie de 11 m sur 5,3.

Dès que le nouveau bâtiment sera opérationnel, l'ancienne gare sera abattue. Et un parking d'une vingtaine de places sera aménagé , conclut le responsable de la SNCB.

E. Dx.

La gare de Wavre ne sera

pas démolie

La SNCB ne démolira pas l'ancienne gare de Wavre mais la rénovera. Une amélioration de la fluidité de la circulation, un aménagement des parkings et une mise en valeur de l'environnement y seront réalisés. Un terrain sera acheté à Bierges pour servir de parking de dissuasion en prévision de l'arrivée du RER à Ottignies.

De même que celle de La Hulpe?

Quant à l'ancienne gare de La Hulpe, elle échappera peut-être à la démolition si les contacts établis avec d'éventuels repreneurs devaient aboutir. Selon l'échevin Philippe Matthis, deux candidats sérieux se sont manifestés pour signer un bail emphytéotique pour le franc symbolique. En échange de quoi, ils s'engageraient à restaurer le bâtiment.

RÉTROACTES Accouchement dans la douleur pour le projet de nouvelle gare à Ottignies. Une véritable galère pour les responsables qui devrait se terminer fin 1998. Si tout va bien...

Février 91. Ça y est: le projet de nouvelle gare, en rade depuis dix ans, refait surface . Selon Valmy Féaux, les crédits, prévus alors qu'il était ministre des Communications, avaient été affectés par son successeur à la construction de la gare d'Audenarde. A l'horizon: une gare mixte trains-autobus, projet conçu par la SNCB et la SRWT (société régionale wallonne des transports).

Septembre 91. La mouture définitive, qui a reçu un avis favorable du Collège, prévoit la démolition totale de la gare actuelle, la construction d'un édifice de 2.250 m2 coiffé d'une immense verrière et comprenant des surfaces commerciales (440 m 2), d'un parking d'accès souterrain et d'une gare routière sur l'esplanade (les nouveaux bâtiments du Tec Brabant wallon s'érigeraient le long de l'avenue des Combattants). Coût des travaux qui seraient achevés en 94: quelque 300 millions.

Avril 93. La station provisoire est aménagée dans l'ancien centre routier et la SNCB décide de consacrer près de 10 millions à l'agrandissement du parking ouest (dit «des Villas»). Les travaux de prolongation du couloir sous voies, permettant d'accéder directement aux quais depuis l'avenue Albert I er ou au parking, doivent débuter cette année encore et la passerelle sera démolie. Quant au coût de la construction de la future gare, prévue de 1994 à 1996, il est réévalué à près de 400 millions. Enfin, la commune envisage de faire de la façade de l'ancienne gare une porte d'entrée de la ville.

Août 93. Début des travaux d'aménagement du parking ouest.

Novembre 93. Faute de finances disponibles, le projet est reporté à 1995 au moins.

Février 94. Lassé d'attendre, le conseil ottintois réclame - majorité contre opposition- la priorité pour l'aménagement d'une nouvelle gare et des aménagements voisins (parkings suffisants...) dans une motion envoyée au Premier ministre, au ministre des Communications et aux responsables de la SNCB.

Octobre 95. Un nouveau projet évalué à 80 ou 100 millions, est inscrit au budget 96 de la SNCB. Surprise: il conservera l'ancienne façade de la fin du siècle dernier. Exit le projet de parking souterrain et de gare de bus.

Juillet 96. Le collège délivre le permis de bâtir et les travaux doivent débuter à la fin de l'année. Mais les services régionaux des Monuments, Sites et Fouilles signent l'arrêt de mort de l'ancienne façade.

Octobre 96. Le projet est sur les rails et le chantier devrait être achevé en 98. Le nouveau bâtiment, en forme de croix, aura une superficie sensiblement égale à celle de la gare actuelle et sera construit sur le même emplacement.

27 novembre 96. Pose de la première pierre de la nouvelle gare qui sera opérationnelle à la fin de 1998 et dont le coût est évalué à 108 millions.

C. M.