Morano après avoir été évincée des élections: «Je dézinguerai Sarkozy»

Le parti des Républicains a sanctionné l’eurodéputée qui était candidate aux élections régionales dans le Grand Est.

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Le week-end dernier, sur le plateau de « On n’est pas couché » (France 2), Nadine Morano, eurodéputée des Républicains (LR), affirmait que la France était « un pays de tradition judéo-chrétien et de race blanche ». Une déclaration qui a provoqué ces derniers jours un véritable tollé, y compris dans sa propre famille politique.

« Je trouve étonnant que dans une émission d’une heure, on sort un seul mot qui, je l’apprends, est interdit de prononcer en France. J’ai fait référence à de Gaulle parce que je suis profondément gaulliste », s’est-elle défendue face à Thomas Sotto sur Europe 1, ce mercredi 30 septembre, en dénonçant une « instrumentalisation » de ses propos.

► A lire : Nadine Morano dérape sur France 2 : « La France est un pays de race blanche » (vidéo)

Des sanctions et des excuses

Suite à cela, Nicolas Sarkozy ne veut plus lui parler, Bruno Le Maire et Alain Juppé se sont indignés, Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) a demandé des sanctions et d’autres, enfin, des excuses. Mais hors de question pour la principale intéressée de s’excuser, elle « n’est pas raciste », insiste-t-elle.

« Évidemment, je maintiens mes propos. Que l’on me crucifie pour avoir cité des propos du général de Gaulle en me disant que ce sont des écrits anciens… Alors pourquoi cite-on la convention de Genève 1951 sur le statut des réfugiés ? […] Pour moi, la Nation est composée de tous ses habitants, quelle que soit leur race, leur couleur de peau, leur origine ou leur croyance. […] Vu les milliers de mails que j’ai reçus, notamment de gens de couleur, tout le monde devrait baisser en température. »

Le retrait de son investiture… mais pas l’exclusion

Le parti des Républicains, présidé par Nicolas Sarakozy, n’a pas tardé à réagir : dans un communiqué, ils ont annoncé avoir engagé une procédure pour retirer l’investiture de Nadine Morano aux élections régionales en Meurthe-et-Moselle, là où elle était candidate.

D’après le journal Le Monde, qui cite plusieurs sources de la direction du parti, le retrait de l’investiture de Mme Morano est déjà acté mais ne sera officialisé qu’après le 6 octobre, lors d’une réunion de la commission nationale d’investiture. En revanche, Les Républicains n’ont pas l’intention d’exclure l’eurodéputée du parti.

En réponse à sa sanction, Nadine Morano s’est dite étonnée et remet en cause la « démocratie » des Républicains.

Contactée par le journal Le Point, elle a ensuite affirmé : « C’est un procès en sorcellerie. Sur quel fondement veut-on m’évincer ? Aucune plainte n’a été déposée contre moi. On veut me dézinguer parce que je suis candidate à la primaire […] J’ai été très bonne chez Ruquier, samedi soir. Ils ont peur. »

Et d’ajouter, cinglante : « Quant à Nicolas Sarkozy, ce n’est même pas la peine qu’il songe à se présenter à la présidentielle, je le dézinguerai ! »

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