Philippe Sireuil à la tête des Martyrs

C’est une personnalité forte, et un metteur en scène de renom, qui remplace Daniel Scahaise à la tête du Théâtre de la Place des Martyrs.

Temps de lecture: 3 min

Philippe Sireuil devrait prendre ses fonctions au 1er janvier pour préparer la saison 2016-2017. Le co-fondateur du Théâtre Varia était depuis quelques années en compagnonnage aux Martyrs, aux côtés de Christine Delmotte et du Théâtre en Liberté. Il en prend désormais les rênes et nous décline sa vision.

Peut-on s’attendre à une révolution ?

Je prends le relais mais je n’abandonne pas le relais, sinon la course n’aura pas lieu. Je suis héritier d’une histoire, construite par Daniel Scahaise. Je marche dans ses pas mais sans prendre le même chemin. Je veux préserver un outil, garder cette fonction de théâtre de création, faire la part belle à un théâtre d’art pour la cité, travailler sur la forme tout en étant ouvert sur le monde. J’ai l’intention de donner une impulsion nouvelle au travers de la personnalité qui est la mienne.

Le compagnonnage avec Biloxi 48 et le Théâtre en Liberté va-t-il se maintenir ?

L’appel à candidature stipulait que le directeur doit respecter les termes actuels du contrat-programme, c’est-à-dire un théâtre et trois compagnons. Donc, a priori, tout le travail sera mené au travers de cette même structure. Je suis conscient qu’il y a, au sein de la maison, trois groupes artistiques différents, avec des sensibilités différentes, mais je souhaite qu’il y ait plus de transversalité et qu’il y ait une identité plus marquée du théâtre.

Peut-on supposer que vous y ferez plus de mise en scène ?

Pas forcément. Au Varia ou, plus tard, brièvement, à l’Atelier Théâtre Jean Vilar, je n’ai jamais pensé le théâtre comme tenant de la confiscation. Je souhaite ouvrir, décloisonner, faire appel à d’autres artistes. Cependant, dans le contexte friable qui est le nôtre, je veux d’abord maintenir le cap avant d’offrir une nouvelle croisière. Même si ça ne sera pas forcément comme cela à l’avenir, les Martyrs, aujourd’hui, c’est un théâtre et trois compagnons. Mon rôle est d’essayer que la balle circule bien. Je me sens comme un numéro dix au foot, un distributeur de balles.

Daniel Scahaise y portait les couleurs d’un théâtre de répertoire. Et vous ?

Je ne ferai pas que du répertoire, simplement parce que mon intérêt se porte aussi vers les auteurs contemporains. J’aurai le souci de l’héritage en même temps que celui de l’innovation. Et en prenant cette direction, je retrouverai une liberté de parole que je n’avais plus parce que je ne représentais que moi-même. C’est différent quand on représente un groupe de personnes.

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