John McCain: «Les frappes de la Russie en Syrie visent des rebelles entraînés par la CIA»

Les bombardements russes en Syrie de mercredi ont visé des rebelles entraînés et financés par la CIA notamment pour combattre le groupe Etat islamique (EI), a affirmé l’influent sénateur américain John McCain.

« Je peux absolument confirmer que ces frappes visaient l’Armée syrienne libre ou des groupes qui ont été armés et entraînés par la CIA », a affirmé jeudi matin John McCain sur la chaîne de télévision CNN.

« C’est une incroyable illustration de (...) ce qu’est la première priorité de Poutine », a ajouté John McCain, président de la Commission des forces armées du Sénat. « C’est bien sûr pour soutenir » le président syrien Bachar al-Assad.

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Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a balayé jeudi les accusations du Pentagone, de la diplomatie française et du chef de l’opposition syrienne en exil, Khaled Khoja, selon lesquelles les frappes russes n’avaient pas visé Daesh mercredi.

« Il semble qu’elles étaient dans des zones où il n’y avait probablement pas de forces du groupe Etat islamique », a notamment fait valoir le ministre américain de la Défense Ashton Carter, lors d’une conférence de presse mercredi.

La Russie a mené de nouvelles frappes jeudi en Syrie, affirmant vouloir combattre uniquement les djihadistes de Daesh.

Une réunion d’urgence pour évite la colision

Un groupe de rebelles soutenu par les Etats-Unis a indiqué avoir été la cible de frappes russes menées jeudi.

Américains et Russes doivent se réunir d’urgence pour mettre en place un minimum de coordination et de dialogue pour éviter des incidents entre avions de chasse. Il s’agit d’éviter un incident militaire entre les avions russes et ceux de la coalition pilotée par les Etats-Unis en action depuis un an.

Pour John McCain, Washington peut commencer « par dire aux Russes que nous allons voler partout où bon nous semble et qu’ils feraient bien de déguerpir de là ».

« Deuxièmement, nous devons envisager des sanctions contre la Syrie. Troisièmement, nous mettons en place une stratégie qui est plus ou moins celle décrite par le général David Petraeus devant la Commission des forces armées du Sénat il y a environ deux semaines pour renverser la situation », a-t-il poursuivi.