Syrie: les cinq positions de Daesh que la Russie dit cibler (infographie)

L’armée russe, accusée de viser les rebelles, clarifie les zones de Syrie où ses frappes aériennes ont été effectuées.

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L’armée russe procédé dans la journée de jeudi à de nouvelles frappes aériennes sur cinq positions de Daesh en Syrie, a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense cité par les agences russes.

Selon le général Igor Konachenkov, les avions russes ont frappé des positions du groupe djihadiste dans la province de Hama (centre) et celle d’Idleb (nord-ouest), au cours de huit missions de vols.

C’est en tout la troisième série de frappes aériennes annoncée par le ministère russe de la Défense. La toute première avait été menée mercredi. La seconde durant la nuit de mercredi à jeudi, selon le ministère de la Défense.

Selon le porte-parole militaire, les avions russes avaient déjà frappé dans le secteur de Latamna, dans la province de Hama, mais y sont revenus ce jeudi.

« Nous avons empêché les combattants de l’EI de tenter de rétablir un poste de commandement dans la province de Hama qui avait été détruit lors des frappes aériennes de nos avions le 30 septembre », a déclaré le général Konachenkov, parlant de « frappe aérienne supplémentaire ».

Parallèlement, l’armée russe dit avoir bombardé un « camp d’entraînement de l’Etat islamique » à Maaret al-Numan, dans la province d’Idleb, ainsi qu’un « poste de commandement » de Daesh au nord de Jisr al-Shughur, toujours dans la province d’Idleb.

Des frappes contestées

Les Occidentaux et l’opposition syrienne en exil ont émis des doutes sur le choix des cibles, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter jugeant que les frappes n’avaient « probablement pas  » visé les djihadistes de Daesh. Un groupe de rebelles entraîné par la CIA s’est dit visé par les frappes russes. Le sénateur américain John McCain accuse clairement Poutine de ne pas chercher à toucher Daesh mais les rebelles opposés à Bachar al-Assad et soutenus par l’Occident.

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Hollande rencontrera Poutine vendredi

« C’est Daesh qu’il faut viser et pas d’autres » en Syrie, a réclamé jeudi le président français François Hollande, à la veille de recevoir à Paris son homologue russe Vladimir Poutine.

« Ce qui vient de se produire confirme encore que premièrement nous devons trouver une transition politique qui ne pourra pas passer par Bachar Al-Assad, deuxièmement qu’il faut que le régime arrête immédiatement ses bombardements odieux contre les populations civiles, et troisièmement que ce soit bien contre Daesh que les frappes se fassent, toutes les frappes d’où qu’elles viennent : c’est Daesh qu’il faut viser et pas d’autres », a déclaré à la presse le président Hollande.

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