Van Ypersele: «J’avais dit la présidence ou rien. Je quitte donc le Giec»

Le premier tour de l’élection du nouveau président du Giec a eu lieu ce mardi après-midi. Des six candidats en lice, c’est le Sud-Coréen Hoesung Lee qui est sorti vainqueur. Présent au second tour, le Belge Jean-Pascal van Ypersele a échoué à deux doigts du but. Rappelons qu’outre le climatologue de l’Université catholique de Louvain, il y avait quatre autres candidats : un Suisse, Thomas Stocker ; un Américain, Chris Field ; un Autrichien, Nebosja Nakicenovic ; et un Sierra Léonais, Ogunlade Davidson.

78 voix contre 56

Réunis jusqu’à jeudi à Dubrovnik, les représentants des Etats membres du Giec doivent également renouveler la quasi-totalité des postes à responsabilité de l’organisme. Le vote a été retardé jusqu’à 21 heures environ suite à un bug qui a obligé les membres du Giec à en revenir au vote papier.

Selon l’Université de Berne, M. Lee a obtenu 78 voix au second tour de scrutin, contre 56 pour le Belge. Le Sud-Coréen était déjà arrivé largement en tête du premier tour, avec 45 voix, contre 32 pour son rival belge et 30 pour le candidat suisse.

Qui est Hoesung Lee ?

Hoesung Lee n’est pas un perdreau de l’année, il a 69 ans. Il n’est pas non plus climatologue, mais économiste de formation. Il a été conseiller spécial du ministre de l’Environnement coréen. Certains lui reprocheront d’avoir passé trois ans chez Exxon et d’avoir siégé au conseil d’administration de Hyundai. Depuis longtemps membre du Giec, il n’en a pas été l’un des cadres les plus en vue ni les plus actifs même s’il en est l’un des vice-présidents depuis 2008.

Créé en 1988, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat est chargé de synthétiser et d’évaluer l’ensemble de la connaissance scientifique sur le réchauffement climatique et ses conséquences. Depuis sa création, le Giec a produit cinq rapports de synthèse, en 1990, 1995-96, 2001, 2007 et 2013-2014. Le prochain doit être publié dans cinq à sept ans.

Jean-Pascal van Ypersele « Je quitte donc le Giec »

Comme il l’avait annoncé, le climatologue belge quittera en tout cas tous les postes à responsabilité de l’institution. Il ne peut rempiler comme vice-président et la Belgique n’est pas en mesure d’assumer les coûts liés à une coprésidence de groupe de travail (il faut héberger une équipe technique). «  J’avais dit : la présidence ou rien. Je quitte donc le Giec , confirme-t-il.J’espère avoir à un moment donné l’opportunité de servir la communauté internationale, même si je ne sais pas encore comment ».

Jean-Pascal van Ypersele écarté de la présidence du Giec : « J’espère pouvoir encore servir »