En Cisjordanie et à Jérusalem, la violence perdure

De violents affrontements ont éclaté dans plusieurs villes de Cisjordanie après un attentat aux abords de Jérusalem. En riposte, l’aviation israélienne a bombardé deux immeubles.

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Pendant que Binyamin Netanyahou réunissait dimanche ses principaux conseillers en sécurité, de violents affrontements ont éclaté autour de grandes villes palestiniennes de Cisjordanie telles Hébron, Tulkarem et Naplouse. Là, des milliers de Palestiniens parmi lesquels de membres du mouvement de jeunesse du Fatah brandissant le drapeau de leur organisation, ont défié l’armée israélienne à coups de pierres, de cocktails molotov, de billes catapultées et de « pipe bombs » (engins explosifs artisanaux de faible puissance). Au moins cinquante Palestiniens ont été blessés par des tirs israéliens à balles réelles.

Attentat à l’entrée de Jérusalem

D’autres échauffourées ont éclaté dans le camp de réfugiés de Shuafat (Jérusalem-est) ainsi que dans plusieurs villes et villages arabes de l’État hébreu où des voitures ont été caillassées. Les responsables de cette minorité (20 % de la population de l’État hébreu) ont d’ailleurs annoncé une grève générale des commerces, des écoles, et des administrations locales à partir de mardi.

La situation en Cisjordanie et à Jérusalem s’est détériorée quelques heures après qu’une Palestinienne titulaire d’une carte d’identité israélienne eut tenté d’introduire une voiture piégée dans la ville sainte. Soupçonnée par un policier de faction à un barrage en raison de son comportement étrange, la jeune femme a déclenché l’explosion sur place.

« La bombe était composée de plusieurs ballons de gaz reliés à des flacons de liquide inflammable. Elle aurait pu causer un carnage mais elle était défectueuse. Seuls la terroriste et le policier ont donc été blessés », explique le chroniqueur militaire Allon Ben David. « Pourtant, cet événement marque une étape importante parce qu’il faut un réseau pour préparer une voiture piégée. On est donc loin des “loups solitaires” palestiniens qui attaquent des Israéliens au tournevis ou au couteau de cuisine. En clair, nous venons d’entrer dans une phase de terrorisme organisé ».

La tension est également très forte près de la « barrière de sécurité » séparant Israël et la bande de Gaza puisque les manifestations de jeunes Gazouis s’y sont poursuivies toute la journée de dimanche. Deux jeunes gens ont été tués, portant à onze en 48 heures le bilan des victimes palestiniennes de ces manifestations.

Bombardements israéliens

En riposte au tir d’une salve de roquettes sur le sud de l’État hébreu dans la nuit de samedi à dimanche, l’aviation israélienne a bombardé deux immeubles présentés comme des « installations militaires du Hamas ». Suite de cette frappe, une maison civile s’est effondrée, tuant une jeune femme enceinte et un enfant.

Depuis la fin de l’opération « Bordure protectrice » (la guerre de l’été 2014 dans la bande de Gaza), seuls de petits groupes s’identifiant avec Daesh tirent encore des roquettes sur Israël. Quant au Hamas, il respecte le cessez-le-feu. Interviewé par les télévisions satellitaires arabes, son porte-parole a toutefois menacé l’« ennemi sioniste » de mesures de rétorsion s’il « n’interrompt pas immédiatement ses agressions contre le peuple palestinien ».

 

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