Philippe et Mathilde en visite d’Etat en Pologne

Le Roi et la reine emmènent, pour deux jours et demi, deux ministres fédéraux, cinq ministres-présidents, 55 chefs d’entreprise, 9 recteurs d’université à Varsovie.

Cheffe adjointe du service Politique Temps de lecture: 3 min

Après la Chine en juin dernier, le Roi et la reine entament ce mardi leur deuxième visite d’Etat depuis le début du règne : deux jours et demi en Pologne. Pourquoi la Pologne ? On pourrait être tenté d’avancer les liens familiaux existants entre ce pays et Mathilde, sa mère étant d’origine polonaise. Ses grands-parents ont en effet fui le pays lorsque la mère de Mathilde avait 12 ans. Mais la reine n’a plus de famille proche en Pologne et ne connaît que quelques mots de polonais.

La Pologne importante dans l’UE

La raison du déplacement royal et gouvernemental à Varsovie est donc plus rationnelle : outre les traditionnels liens entre nos deux pays classiquement avancés par les autorités à chaque visite officielle, l’importance de la Pologne dans l’Union européenne et le potentiel économique qu’elle représente expliquent largement ce choix, pour la première visite d’Etat en Europe du roi Philippe. Qui en sera d’ailleurs à son 7e  voyage dans ce pays, le premier remontant à 1990 (une visite de travail l’avait alors mené de Varsovie à Gdansk, en passant par Cracovie et Auschwitz), outre deux missions économiques (en 1998 et 2003), deux cérémonies d’anniversaires de la libération du camp d’Auschwitz-Birkenau (en 1995 et 2015) et celle du 25e  anniversaire des premières élections libres l’an dernier.

Les relations commerciales belgo-polonaises pèsent effectivement dans notre économie : la Pologne est le 10e  client de la Belgique, ce qui représentait en 2014 6,26 milliards, et son 17e  fournisseur (pour 3,73 milliards) – des chiffres en hausse depuis 2010. Des échanges qui concernent essentiellement les secteurs des matières plastiques, des produits chimiques, des machines et des équipements.

Magnette et Vervoort prolongent, Bourgeois écourte

Mais cette visite d’Etat sera pourtant moins économique que ne le fut celle en Chine, plus équilibrée entre ses différents volets (politique, culturel, social et académique également). Au programme en effet : visites de musée (Chopin, « Polin » sur l’histoire des Juifs de Pologne, et sur l’insurrection de Varsovie) ; rencontres politiques (avec le président, les présidents de la Chambre et du Sénat, le Premier ministre) ; séminaires scientifique, académique et économique ; visite de terrain (école, entreprises) ; récital ; outre le traditionnel dîner d’Etat et le « walking diner » belge. Et même une plantation de hêtres dans le cadre d’un projet soutenu par l’Unesco.

Pour tout cela, 135 personnes – officiels (dont 7 ministres), hommes d’affaires (55 chefs d’entreprise), académiques (dont 9 recteurs d’université) – plus 22 journalistes font le voyage. Outre le ministre des Affaires étrangères et le secrétaire d’Etat au Commerce extérieur, les 5 ministres-présidents régionaux et communautaires ont en effet répondu présent à l’invitation du Roi. Certains resteront même un jour de plus en Pologne : le Bruxellois Rudi Vervoort se rendra à Gdansk (notamment pour visiter le port de dépôt en construction et le chantier du musée de la Deuxième Guerre mondiale) et Paul Magnette à Cracovie (pour l’inauguration du centre de protonthérapie d’IBA). Par contre, le Flamand Geert Bourgois ne sera présent que le premier jour.

La dernière visite d’Etat royale en Pologne remontait à 1999, sous Albert II donc. L’an prochain, Philippe et Mathilde pourraient se rendre aux Pays-Bas et au Japon.

 

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info
La UneLe fil info

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une