Emily Hoyos quitte la politique: quatre grandes étapes de sa carrière

A la surprise générale, Emily Hoyos (Ecolo) a annoncé mardi soir qu’elle démissionnait du conseil communal de Profondeville. Elle compte quitter la politique pour réfléchir posément à sa réorientation.

Emily Hoyos quitte la politique

1.  Son premier engagement politique à la Fédération des Étudiants Francophones (FEF). Pendant sa licence en Romanes à L’ULB, Emilie Hoyos est élue, quasiment à l’unanimité, à la présidence de FEF en 1997. Elle consacre ses deux mandats à faire de la FEF un interlocuteur crédible avec William Ancion, le ministre de l’enseignement supérieur de la Communauté française de l’époque. Elle se consacre, entre autres, au financement de l’enseignement, au système des bourses d’étude, et à la lutte contre l’échec. Après ses études, elle se présente sur les listes Écolo au Sénat puis devient secrétaire politique du Ministre de l’Enfance, Jean-Marc Nollet.

Emily Hoyos, la première figure féminine à la tête de la FEF

2.  Emily Hoyos devient la quatorzième présidente du Parlement wallon après le scrutin régional de 2009. Tête de liste à Namur, elle avait remporté plus de 7 000 voix de préférence. C’est sous sa présidence qu’est adopté le décret spécial contre le cumul des mandats parlementaires et des postes de bourgmestre, échevin ou président de CPAS. Elle est la première femme à présider le Parlement wallon. En 2010, elle reçoit en pleine séance un SMS graveleux d’un élu MR, à qui elle réplique qu’elle en prenait note, et qu’elle porterait plainte pour harcèlement à la moindre récidive. En répliquant de cette manière, elle a mis en évidence que certains élus frôlaient parfois la limite du sexisme envers leurs collègues féminines.

Un SMS graveleux d’un élu MR agite le Parlement

3.  En mars 2012, elle est élue avec le Bruxellois Olivier Deleuze à la coprésidence d’Écolo. Fidèle à ses principes, elle démissionne donc de la présidence du Parlement wallon et de son mandat de députée, tout en refusant les indemnités de départ auxquelles elle avait droit, soit 120 000euros.

Les coprésidents d’Ecolo répondaient aux questions de nos lecteurs en 2012

4.  Après la débâcle subie par Écolo lors des élections régionales, fédérales et européennes de 2014, le duo Hoyos-Deleuze ne se représente pas à la présidence du parti. Emily Hoyos déclare qu’elle souhaite se recentrer sur la politique locale. Elle se consacre à son poste de présidente du conseil communal de Profondeville, qu’elle occupait depuis 2012. C’est de ce poste qu’elle vient de démissionner, expliquant qu’elle a « besoin d’autre chose, après avoir dépensé mon énergie sans limite au service des combats portés fièrement par mon parti ».