Bruxelles: envie d’un lèche-vitrines personnalisé... facturé à 275 euros?

Journaliste service Bruxelles Temps de lecture: 3 min

Un peu paumé au rayon look, pas le temps pour le lèche-vitrines ou envie de faire plaisir à Monsieur ou Madame ? Le personal shopping vous propose son service, taillé sur mesure. Avec, qui plus est, un tout nouveau costume imaginé par l’Office régional du tourisme. « Nous nous sommes lancés dans l’aventure il y a dix ans après avoir réfléchi à ce que nous pouvions offrir de plus en termes de shopping », se souvient Anousjka Schmidt, sales manager chez Visit Brussels. Six personnes sont alors recrutées pour prendre en charge l’accompagnement spécialisé des clients. Avec à la clé, un résultat satisfaisant mais surtout perfectible. « Nous nous sommes rendu compte que les profils proposés étaient un peu trop spécialisés avec, par exemple, une costumière ou une spécialiste de la lingerie coquine. Il était temps de réinventer et de booster le produit avec une formule 2.0. »

En quête de profils plus généralistes, l’Office du tourisme lance donc un appel à candidatures au printemps dernier avec le concours de MAD Brussels, le Centre de la mode et du design. « A notre grand étonnement, pas moins de 80 candidats se sont manifestés », poursuit notre interlocutrice. Une première sélection est effectuée sur base des CV. « Nous avons retenu vingt personnes que nous avons rencontrées. Le choix n’a pas été évident, tellement les candidats étaient intéressants. Finalement, nous avons décidé d’en garder treize parmi lesquels deux hommes. »

Parmi les critères retenus : la maîtrise des langues. Tous sont polyglottes pour un total d’une dizaine de langues parlées. L’éventail des âges est lui aussi des plus larges, s’étirant de la toute jeune bloggueuse à la quinquagénaire patronne d’une agence de consulting et de coaching.

Indépendants, les 13 personal shoppers gardent tous une activité principale, « généralement dans le secteur de la mode ou du lifestyle », précise Anousjka Schmidt plutôt satisfaite de ses nouvelles recrues. « Beaucoup ont aussi des connaissances en design, en art contemporain ou en décoration d’intérieur, ce n’est pas notre objectif premier mais c’est un plus. Je dirais donc que nous sommes parés. »

Dès lundi, les 13 personal shoppers seront opérationnels. Dont coût : 275 euros pour une séance de lèche-vitrines de 3 heures. « Après un premier briefing destiné à mieux cerner la demande du client, nous mettrons ce dernier en contact avec le personal shopper qui lui correspond le mieux. »

A charge pour les guides de mettre l’accent, tant que faire se peut, sur les marques belges et bruxelloises. En évitant toute forme de favoritisme. « Ne travailler qu’avec des magasins spécifiques ou espérer une remise en amenant un maximum de clients à tel endroit, ce jeu-là on n’en veut pas », prévient Anousjka Schmidt.

Le profil des clients est lui des plus larges. « Un jour, un homme nous a appelés pour dire qu’il s’installait à Bruxelles et qu’il souhaitait recourir aux services d’un personal shopper. L’idée était que celui-ci prenne ses mesures et aille régulièrement lui acheter chemises, pantalons et autres cravates parce qu’il détestait faire du shopping. »

La sales manager se souvient aussi de cette femme appelant au secours pour une robe de mariée à quelques heures de l’événement. Ou encore de cette touriste qui voulait absolument mettre la main sur une blouse de Dries Van Noten avant de reprendre l’avion. « On l’a finalement dégotée du côté d’Anvers. »

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