«Un violeur ne ressemble pas à ça»: la photo qui fait débat

George Lawlor, un étudiant de l’université de Warwick en Angleterre, a été invité à des ateliers sur le « consentement sexuel ». Depuis 2013, sa fac offre un programme de prévention des violences sexuelles sur le campus. Des étudiants – garçons et filles – sont donc invités à participer à une formation sur le consentement sexuel.

Problème : pour George Lawlor, cette invitation passe mal. « C’est la pire insulte qu’on ne m’ait jamais adressé depuis longtemps », a écrit l’étudiant dans le journal de la fac, the Tab, la semaine dernière. « Cela signifie que je ne comprends pas vraiment ce qu’est le consentement, et je trouve ça extrêmement blessant. Je ne peux pas le supporter. J’ai l’impression d’avoir le mauvais rôle, et il faut que quelqu’un le dise. Je n’ai pas besoin que l’on m’apprenne à ne pas être un violeur », a-t-il écrit. Pour illustrer son article, l’étudiant a publié une photo de lui, tenant entre ses mains une feuille sur laquelle est écrit : « Ce n’est pas à cela que ressemble un violeur ». Son geste a provoqué un débat enflammé sur les réseaux sociaux.

Josie Throup, l’une des étudiantes animant les ateliers, a répondu à George Lawlor dans un article publié par the Tab  : « 80 % des victimes de violences sexuelles connaissent leur agresseur. C’est un ami, un parent, un voisin ». Et d’ajouter : « Comment expliques-tu alors qu’une femme sur sept sera violée ou sexuellement agressée sur ce campus ? Leurs violeurs sont des ‘garçons de bonne famille’. »

L’étudiant a reconnu que le message de la photo était sans doute maladroit. Par contre, il refuse de s’excuser ou de venir suivre la formation.