43 morts en Gironde: ce que l’on sait

Voici les 5 points à retenir du terrible drame qui s’est déroulé ce vendredi matin en France.

Temps de lecture: 4 min

L’accident dramatique qui a eu lieu ce vendredi matin en Gironde comporte encore de nombreuses questions sans réponse. Alors que les hypothèses se précisent sur ce qu’il s’est réellement passé, voici ce que l’on sait de l’incident à l’heure actuelle :

1. Une collision entre un car et un camion

Ce vendredi matin, un autocar est parti du village de Petit-Palais-et-Cornemps. À son bord, 48 personnes du troisième âge, qui se rendaient en excursion. Vers 7h30, sur la départementale 123 dans la commune de Puisseguin, le chauffeur du car aperçoit trop tard un camion de transport de bois qui circulait à vide, en plein milieu d’un virage. Il se présente en portefeuille face au car, et ce dernier ne peut plus l’éviter. C’est la collision. Le feu se déclare rapidement : la collision latérale aurait enflammé le réservoir.

2. Le bilan

Le bilan actuel fait état de 43 morts mais pourrait monter à 44. Le conducteur du camion est décédé, ainsi que son fils de 3 ans qui l’accompagnait. Une information confirmée en début de soirée par le procureur de la République. Lequel a par ailleurs déclaré que « 41 ou 42 personnes présentes dans le bus ont perdu la vie ce mercredi », rapporte Le Figaro. Le procureur a expliqué que le nombre de personnes présentes dans le bus n’était pas encore connu.

Dans l’autocar, le chauffeur est en vie, et a été légèrement blessé. Il a eu le réflexe d’ouvrir les portes pour permettre au maximum de passagers de quitter le bus. Après avoir aidé certaines personnes à descendre du car en feu, il a brisé les vitres du véhicule pour en extirper d’autres. Malgré cela, 41 passagers ont perdu la vie, brûlés vifs. Il y a huit rescapés, dont deux brûlés et deux victimes de traumatisme crânien.

Les corps sont encore sur les lieux de l’accident, il faudra peut-être jusqu’à trois jours pour les évacuer et trois semaines pour les identifier. L’endroit du drame restera bouclé durant ces opérations. 250 gendarmes sont mobilisés pour identifier les victimes, entamer l’enquête et sécuriser les lieux aux abords de l’accident.

3. La cause de la collision

Les raisons de l’accident ne sont toujours pas claires. Selon le maire de Puisseguin, le chauffeur du camion aurait perdu le contrôle de son véhicule, qui se serait retrouvé en plein milieu de la route. Le chauffeur du car n’aurait pas pu l’éviter.

Mais ce n’est pas tout : l’accident a eu lieu sur une route réputée comme très dangereuse. D’après le député écologiste de Gironde Noël Mamère, le virage est extrêmement accidentogène. C’est une route très sinueuse, avec une enfilade de virages serrés sans aucune visibilité. Malgré tout, le revêtement de la route a été refait en 2011, et aucun accident n’y a été enregistré depuis 5 ans, selon le Conseil départemental de la Gironde.

L’enquête devra déterminer les circonstances exactes de l’accident, mais aussi expliquer comment les véhicules ont pris feu aussi vite. Une heure après le drame, « il y avait encore des flammes  », a expliqué un pompier étonné de la violence du choc. Les véhicules sont complètement calcinés, alors que les moteurs étaient situés à l’arrière. L’hypothèse évoquée par les autorités explique le feu par la collision latérale, qui aurait enflammé le réservoir d’essence du camion.

4. Le pire accident depuis 1982

Il s’agit de l’accident routier le plus meurtrier depuis la tragédie de Beaune en 1982. Trois voitures arrivant trop vite sur la voie de gauche s’étaient rabattues sur la voie de droite entre deux autocars transportant une centaine d’enfants d’une colonie de vacances vers la Maurienne. Le premier car s’était arrêté sans encombre mais le second avait percuté à faible vitesse une des voitures dont le réservoir s’était éventré.

Cet accident avait provoqué la mort de 53 personnes dont 44 enfants, âgés de 6 à 15 ans, tous originaires de Crépy-en-Valois dans l’Oise. Cet accident, qui était alors le plus meurtrier depuis 33 ans en France, avait été causé par un ralentissement de la circulation.

5. Les réactions politiques

Le président français François Hollande ne s’est pas encore rendu sur les lieux. Il a déclaré qu’il s’y rendrait « au moment venu ». Il a néanmoins déclaré : « Le gouvernement français est totalement mobilisé sur cette terrible tragédie », quelques minutes avant le début des entretiens à Athènes avec le Premier ministre grec, Alexis Tsipras.

Manuel Valls, le premier ministre, était par contre sur les lieux du drame. « C’est un choc terrible pour la France. La France et les Français sont en deuil », a-t-il déclaré.

Une minute de silence a été observée à l’Assemblée nationale. La ministre de la Santé Marisol Touraine a déclaré : «  C’est un accident dramatique, catastrophique. Je veux exprimer l’émotion du gouvernement, dire que nous sommes collectivement mobilisés ».

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