Archives et musée de la ville de Verviers : 13 mois de retard des travaux

Gros soucis en cascade pour le bâtiment neuf qui doit abriter les archives de la Ville, dans le complexe de Sommeleville, où l’on installera aussi le nouveau musée de la ville de Verviers. Les documents que la ville conserve seront répartis pour une partie dans un bâtiment ancien, déjà quasi terminé, et pour l’autre, dans un bâtiment à reconstruire, sur le site d’une demeure récemment démolie. Mais celle-ci mise par terre, les soucis ont commencé. Il est d’abord apparu que le sol était bien moins stable qu’on ne le pensait, explique l’échevin des Travaux Jean-Marie Legros, qui a été remplacé dans ces fonctions lors du conseil communal d’hier soir. Du coup, il s’est avéré qu’on devait enfoncer quatorze micropieux dans le sol pour supporter le poids de la maçonnerie et des archives. Comment expliquer un délai pareil pour un travail complémentaire dont l’entrepreneur estime qu’il doit être bouclé en trois jours ? La « faute » incomberait pour une bonne part aux compteurs de gaz. Car sans micropieux, on pouvait envisager sans problème de ne pas les déplacer. Mais avec les vibrations qu’allaient engendrer ces éléments, Resa exigeait qu’on les déplace. D’où avenant et surcoût, qu’il a fallu négocier. Ce qui a causé une sacrée perte de temps et un supplément de l’ordre de 9.000 euros, souligne Jean-Marie Legros. Cette modification, longuement négociée, a fini par être acceptée le 23 mai 2015. L’entrepreneur, Sogepar, des Hauts Sarts, aurait pu en principe reprendre les travaux. Mais il a lanterné jusqu’en août pour obtenir, avec treize mois de retard sur le planning primitif, l’autorisation d’entamer les travaux, estime l’échevin. Fabrice Dewandre, administrateur chez Sogepar, nuance : « Nous, on n’avait pas reçu d’accord formel et écrit pour ces pieux. On a eu une réunion voici un mois. Mais je ne dis pas qu’il n’y a pas eu de perte de temps. » Que l’administrateur explique entre autres par le fait que quand il reçoit l’ordre d’entamer un travail, il ne peut pas mobiliser en deux coups de cuiller à pot le sous-traitant spécialisé qui viendra enfoncer les pieux avec du matériel adéquat.

La police met le holà

Ce n’était pas fini : quand Sogepar a voulu se lancer dans le placement des micropieux, la police a mis le holà. En effet, pas question d’obstruer, avec l’installation du chantier, une partie de la rue Biolley, car alors des travaux se réalisaient du côté de la nouvelle percée et dans le cadre des déviations, le trafic devait passer près de l’espace dévolu aux archives. Bref, les travaux n’ont pu commencer que début septembre. Fabrice Dewandre, administrateur, nuance : « On en a encore pour quatre ou cinq mois. » Un sacré retard pour le déménagement des archives, qui restent donc provisoirement conservées dans l’annexe de l’hôtel de ville, place du Marché, et dans le bâtiment Intermosane du Pont de Sommeleville.

Jean-François Potelle, qui dirige le service des archives, estime que la grande transhumance sera programmée l’an prochain.