Il manque 2 milliards pour boucler le tax shift

La ministre du Budget l’assume dans une interview au « Soir » : à partir de 2017, certaines mesures du tax shift ne sont pas encore financées.

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Ce mardi, la nouvelle ministre du Budget, Sophie Wilmès (MR), nous a reçus dans ses nouveaux bureaux pour une longue interview. L’occasion de revenir sur les dernières péripéties budgétaires (un trou de 882 millions tombé du ciel) et d’aborder la question du financement du tax shift. Là, surprise, la ministre Wilmès assume que toutes les mesures promises par la suédoise (baisse des cotisations patronales, cadeau de 100 euros par mois) ne sont pas totalement financées.

Sur Le Soir+ : notre entretien avec Sophie Wilmès en intégralité

Après le conclave de juillet, on devait toujours trouver 1 milliard de mesures d’assainissement à l’horizon 2018 (dont la moitié dès 2017). Une somme à laquelle s’ajoutent près de 650 millions en 2019. Et, lors du conclave budgétaire d’octobre dernier, ces points n’ont apparemment pas été réglés. Pire, on a creusé le trou en ajoutant une enveloppe de 150 millions pour doper le pouvoir d’achat des travailleurs en 2018, dans le cadre du tax shift. Et on a prévu de nouvelles réductions d’impôt sur le travail en 2019, pour un milliard. Faites le compte : on arrive à un total de 2,8 milliards.

Depuis plusieurs semaines, on se demandait comment le gouvernement allait financer tout cela. Aujourd’hui, la ministre du Budget est claire : on avisera plus tard. « Au fil du temps, on s’assurera de trouver les moyens budgétaires pour que les réformes soient réalisées », rassure Wilmès. En route vers de prochains conclaves animés.

L’analyse sur Le Soir+ : La suédoise n’a pas fini de traquer les millions

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