Wasmes: financement citoyen pour le charbonnage

Mons 2015, tremplin pour le charbonnage de Marcasse. Un financement participatif est organisé cet automne. Objectif : réunir 6.000 euros d’ici à la fin 2015, qui serviront à aménager une taverne, un petit musée et des sanitaires. Un premier pas vers la réhabilitation du site.

En ruines mais esthétique, Marcasse est chargé d’émotion pour les personnes qui sont de plus en plus nombreuses à le visiter, visites guidées depuis 2014 par Filip Depuydt. Il confie : « Le site est à deux pas de la maison où Vincent Van Gogh a vécu entre décembre 1878 et octobre 1880 comme évangéliste. Emu par le labeur difficile et dangereux des mineurs, c’est au départ de ce charbonnage qu’il les a accompagnés au fond. » Mons 2015 a été un catalyseur pour la rénovation de la maison où vécut Van Gogh, rue Wilson. Mais le charbonnage de Marcasse est au moins aussi chargé de la mémoire du peintre, que cette maison. « Pour autant, Marcasse n’a pas fait l’objet d’aide financière de la part de la Fondation 2015 », regrette Nadine Gravis, propriétaire du site. Qu’à cela ne tienne. Les initiatives citoyennes se font jour autour de l’ASBL « Marcasse et sa mémoire ». Autour du couple de propriétaires, se réunissent Filip Depuydt, des artistes de l’Aube boraine, des architectes, Paul Boutsen, consultant pour le développement des sites miniers du Limbourg… « Via le site MymajorCompany accessible depuis notre page facebook Site du charbonnage de Marcasse, nous avons volontairement limité notre financement participatif à 6.000 euros, confie Depuydt. Un don de 5 euros est déjà le bienvenu. » Objectif : repeindre l’ancien bureau pour en faire une taverne et un petit musée ; aménager des sanitaires ; et sécuriser les abords. « Van Gogh à Marcasse attire des Chinois, des Japonais, des Australiens, des Français, des Belges, wallons et flamands… Le site se trouve sur le circuit de GR412 Van Gogh et aussi sur le Ravel 98C. S’il se réhabilite, nous lui conférerons des missions culturelles, historiques, de mémoire à Van Gogh, et aussi d’hommage aux 24 tués du coup de grisou du 13 janvier 1953. »

Futur objectif : créer une Fondation, qui deviendrait propriétaire des bâtiments. De quoi attirer mécènes, et pourquoi pas, des subsides pour rénover le site, s’enthousiasme Depuydt.