Le Service général du Renseignement et de la Sécurité fête ses 100 ans avec une exposition

L'exposition gratuite baptisée "Classified", qui se tient du 7 novembre au 6 décembre à l'Institut des Vétérans et des Invalides de guerre, rue de la régence à Bruxelles, retrace l'histoire de cet organisme méconnu du grand public via une scénographie mise en oeuvre par des étudiants de l'Institut Saint-Luc de Bruxelles. Le visiteur pourra y comprendre la nécessité d'avoir créé une agence de renseignement militaire en 1915, alors que la Belgique est occupée. Il pourra également comprendre le rôle joué par les femmes dans le renseignement, le travail du service pendant la Seconde Guerre mondiale et pendant la Guerre froide. Les enjeux présents et futurs, et notamment l'évolution de la nature des menaces pesant sur l'Etat belge, sont également évoqués. Se refusant à donner le nombre d'agents à son service, le lieutenant-général Eddy Testelmans, chef du SGRS, a précisé lors de la conférence de presse de présentation que celui-ci travaillait en collaboration avec la Défense dans le cadre du renseignement et avec le ministère de la Défense dans le cadre de la préservation des intérêts nationaux et de l'aide aux ressortissants belges à l'étranger. "Un bon agent doit être le plus transparent possible", a ajouté un membre du service, précisant, parce que l'information était déjà parue dans la presse, que le SGRS avait joué un rôle dans le démantèlement de la cellule terroriste de Verviers début 2015. Outre l'exposition, un ouvrage de 600 pages écrit pas les historiens Francis Balace (ULg) et Marc Cools (UGent) paraît ce vendredi. Les auteurs présenteront leur livre dans l'après-midi lors d'une séance académique en présence du ministre de la Défense Steven Vandeput.