Grez-Doiceau: une urbanisation revue à la baisse

Le collège vient de baliser l’aménagement de la butte de Biez. Le volet résidentiel est sérieusement réduit mais les riverains s’inquiètent toujours.

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Biez, suite et toujours pas fin. Le dossier de l’urbanisation de la butte de Biez, à Grez-Doiceau, revient sur le devant de la scène. Au fil des mois, les perspectives sont toutefois devenues nettement moins intéressantes pour le candidat promoteur. La commune vient d’adopter provisoirement le plan communal d’aménagement (PCA) de ce site boisé de 15 hectares. Un outil qui, pour rappel, balise ce que l’on peut y construire. Et auquel il faut se fier.

Par rapport au premier projet évoqué en 2008, les trois immeubles comprenant chacun quatorze appartements sont passés à la trappe. Il ne reste qu’une résidence services de cinquante lits, quatorze maisons unifamiliales, un immeuble de trois logements et des perspectives d’agrandissement pour l’école spécialisée La Petite Source. Soit un total de 67 logements, bien loin des 113 logements évoqués à l’époque et qui avaient suscité une levée de boucliers de la part des riverains. « Les éléments nouveaux compris dans ce PCA permettent de ne pas disperser les fonctions, explique la bourgmestre Sybille de Coster-Bauchau (MR). Nous sommes dans une zone d’équipements et de services. La priorité est donc donnée au développement d’un pôle senior et d’un pôle enseignement. Les appartements ne sont pas compatibles avec cette zone. Par ce plan, nous souhaitons préserver le site, maintenir les lignes paysagères et créer une ouverture vers le village. Nous estimons qu’il respecte les intérêts des différents interlocuteurs. » Notons qu’une maison de repos de 67 lits est toujours en activité.

Pour rappel, les Mutualités Neutres, propriétaires d’une partie du site, souhaitent liquider leurs activités à Grez-Doiceau. Elles espèrent toujours boucler une dernière opération immobilière avant de partir, histoire de renflouer un déficit de 5,5 millions d’euros. Une promesse de vente a été signée avec Moury Promotion. Elle doit, théoriquement, être activée une fois le permis d’urbanisme obtenu. Le sera-t-elle un jour ? Le doute est permis. Moury Promotion tablait sur le volet résidentiel pour rentabiliser son investissement. Ce dernier étant sérieusement réduit, certains acteurs politiques locaux estiment que le projet a du plomb dans l’aile. Si vente il y a, le prix de vente sera en tout cas considérablement revu à la baisse. Gilles-Olivier Moury, administrateur-délégué de Moury Promotion, n’a pu être joint pour confirmer cette thèse. Le collège n’a, semble-t-il, plus eu de contacts avec lui depuis quelques années. Pour le reste, contrairement à ce que les édiles communaux espéraient, les riverains opposés à ce projet n’ont pas baissé les armes malgré un projet bien moins ambitieux. Les affichettes fleurissent sur les voitures et les façades de ce petit hameau. Ils avaient pourtant accueilli favorablement l’avant-projet de PCA en octobre 2013. Parmi les griefs, l’asbl Les Amis de la Butte relève « le refus de certains gabarits de construction, l’exigence d’un drainage des voiries et le refus du lotissement de la prairie au-dessus du cimetière. »

Une réunion publique d’information est prévue le 30 novembre. L’enquête publique sur ce projet de PCA suivra début décembre.

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