Menace terroriste: les banquiers se préparent au télétravail

Les banques belges s’organisent pour laisser le plus grand nombre de leurs collaborateurs au travail à domicile ce lundi, à tous le moins ceux qui travaillent habituellement à Bruxelles.

Rédacteur en chef adjoint et chef du service Monde Temps de lecture: 2 min

Officiellement, les banques attendent la décision de l’organe de coordination et d’analyse de la menace (OCAM) avant de prendre une décision définitive. Mais en coulisses, cela s’active depuis samedi, depuis que le niveau d’alerte a été relevé à 4 en région de Bruxelles capitale.

« Une banque est aussi humaine »

C’est qu’il y a du monde à prévenir, une logistique importante à mettre en branle au cas où le niveau resterait maintenu à 4… Quelque 6.000 personnes travaillent chez BNP Paribas Fortis, entre 4.000 et 5.000 chez ING et à peu près autant chez Belfius (4500).

« Les réunions s’enchaînent  », nous confie une source bien informée.

« Tout le monde se prépare à la manière dont on va organiser le travail demain. Les seniors managers ont d’ores et déjà été prévenus que la direction de la banque œuvrait à l’organisation du travail en fonction du maintien ou pas du niveau d’alerte à Bruxelles. Différentes possibilités s’offrent à nous, mais même si le niveau d’alerte est revu à la baisse, il est évident qu’il y aura une certaine marge de tolérance par rapport à d’éventuelles demandes de travail à domicile. Une banque est aussi humaine  », lance notre interlocuteur.

«  Les banques d’aujourd’hui sont de toute façon très bien équipées pour permettre le télétravail. On doit juste s’assurer que pour des fonctions-clés, ou des fonctions qui nécessitent une présence sur place, on ne soit pas dépourvu. »

Cellule de crise

Chez Belfius, on confirme que «  le même plan de travail est sur la table. On a d’ores et déjà prévenu tous nos collaborateurs – ils sont environ 4500 sur le site à Bruxelles –, ils pouvaient travailler à domicile. », explique Ulrike Pommee. «  Pour le reste, on a évidemment mis sur pied une mini-cellule de crise, qui va gérer l’organisation demain, en fonction du relèvement ou non du niveau d’alerte. »

 

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