Menace d’attentats: les consignes de Milquet pour sécuriser les écoles

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Les écoles bruxelloises étaient fermées, ce lundi. A ce stade de la journée, on ignore si cette mesure de fermeture se répétera mardi. Mais Joëlle Milquet (CDH) prend les devants. La ministre de l’Education a adressé ce matin aux directions du primaire et du secondaire bruxellois un courrier développant les mesures à prendre pour assurer la sécurité dans les établissements lors de leur réouverture.

Quatre mesures

1.  La ministre engage les écoles à faire surveiller chaque accès de l’établissement, lors des moments de début et de fin des cours, par une personne capable d’identifier chaque élève et chaque parent. « Ces responsables doivent signaler tout événement suspect (personne, objet, véhicule, attitude, etc.) ». Ils doivent disposer d’un moyen de communication (GSM) pour alerter au plus vite les services 101 ou 122.

2.  Joëlle Milquet engage les écoles à « limiter au maximum les rassemblements de personnes devant l’école durant toute la journée et réguler les flux. » La ministre prie aussi les écoles « d’éviter ou de limiter au maximum les sorties d’élèves permises, tant notamment pendant l’heure de midi que pendant les heures d’étude. »

3.  Pendant les cours, en journée, il convient de fermer les portes et accès à l’école, dit la ministre. Qui suggère, en journée, de ne laisser qu’un seul accès possible aux élèves et de faire surveiller celui-ci en permanence.

4.  La ministre appelle les directeurs à « envisager, le cas échéant, la création de plusieurs « safe rooms », pièces où tant les professeurs que les élèves pourraient se protéger en cas d’incident. »

Les règles à suivre en cas « d’intrusion dangereuse »

La suite du courrier développe une série d’actes à poser en cas « d’intrusion dangereuse ». Citons : appeler le 101 ou le 112, « déclencher l’alerte en interne pour informer un maximum de personnes présentes sur le danger imminent », « fermer portes et fenêtres des locaux où les auteurs ne se trouvent pas » ou, parmi d’autres, « confiner les élèves et le personnel dans des lieux fermés, où les auteurs ne se trouvent pas » . »