Liaison CHR: riverains à demi rassurés

Chansons, banderoles, t-shirts marqués d’un « Non à la liaison E313-CHR », le tout avec la présence d’environ 300 manifestants : rarement une interpellation citoyenne a rassemblé autant de monde à l’hôtel de ville.

Devant les élus du conseil communal, Isabelle Lorigenne, membre du comité Citadelle Environnement, énumère les impacts négatifs d’une liaison routière de l’autoroute vers la Citadelle. Réduction d’espaces verts, activités maraîchères en péril, expropriations, cadre de vie du quartier détruit sans compter de sérieux doutes sur les effets positifs escomptés en matière de mobilité.

« Cette route en cul-de-sac conduirait à des parkings qui sont déjà surpeuplés. C’est un non-sens ! Qui plus est à l’heure où le pouvoir fédéral promeut la fin de la concurrence entre hôpitaux. Dès lors, le risque d’une concurrence avec d’autres hôpitaux n’est pas pertinent pour justifier cette infrastructure », poursuit Isabelle Lorigenne qui rappelle que plus de 6500 personnes ont signé la pétition contre le projet de liaison routière.

« Nous attendons un engagement ferme de votre part contre ce projet », conclu-t-elle s’adressant au Collège.

« Je souhaite vous rassurer : il n’existe pas de dossier pour cette route, ni au sein de l’administration, ni au collège, ni au conseil. Par contre, il est vrai que la Région va consacrer 45 millions d’euros pour améliorer la mobilité des pôles d’emploi dont fait partie le CHR. Du coup, l’hôpital s’est mobilisé pour bénéficier de ces financements de manière à revoir et améliorer la mobilité de et vers le CHR. Comme le ministre Marcourt, je vous propose de mener ensemble une réflexion globale sur la mobilité aux alentours de l’hôpital en vue de déposer un dossier gagnant-gagnant et ainsi obtenir de l’argent régional en tenant compte de la qualité de vie des habitants ».

« Nous ne sommes pas entièrement rassurés car le projet de route n’est pas définitivement enterré », regrette Isabelle Lorigenne.

« Vous devriez l’être puisque nous vous proposons de partir d’une page blanche pour construire un projet ensemble », renchérit le bourgmestre qui appelle le comité à désigner une délégation pour mener ce dossier.

L’avenir dira si les préoccupations des habitants pour la sauvegarde de leur cadre de vie sont rencontrées.