Menace terroriste: voici les mesures de sécurité devant les écoles

Le gouvernement fédéral mobilisera à partir de mercredi 300 agents pour la protection des écoles bruxelloises. Selon l’entourage du ministre de l’Intérieur Jan Jambon, les zones de police bruxelloises recevront une aide supplémentaire de la police fédérale et des zones de police locales situées en dehors de la Région de Bruxelles-Capitale. Ces agents seront placés, tout comme les membres de la réserve fédérale, sous la responsabilité des zones de police bruxelloises.

► Menace terroriste : Le Soir répond à vos questions dans le direct

Le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort, avait souligné lundi soir que les écoles ne sont pas répertoriées comme cibles potentielles par l’Organe de coordination et d’analyse de la menace (OCAM). Leur fermeture était une mesure de précaution, pour trouver le temps d’assurer la sécurité au moment de l’arrivée et du départ des élèves.

Après deux journées de fermeture, les crèches et écoles maternelles, primaires et secondaires, tout comme les hautes écoles et universités, rouvriront leurs portes à Bruxelles ce mercredi. On compte plus de 700 implantations scolaires francophones dans la Région-Capitale. A cela, il faut ajouter 162 écoles maternelles flamandes, 146 écoles primaires flamandes et 58 écoles secondaires flamandes sans statistiques possibles sur le nombre d’implantations. Côté francophone, on dénombre 323 écoles dans l’enseignement fondamental pour 366 implantations, 110 établissements de l’enseignement secondaire sur 144 implantations, et 52 écoles spécialisées et 19 implantations.

200 militaires dans le métro

Les équipes supplémentaires qui interviendront à partir de demain mercredi pour la surveillance du métro ne seront finalement pas constituées de policiers mais de militaires, a-t-on appris au cabinet du ministre fédéral de l’Intérieur Jan Jambon. Il s’agira de 200 militaires qui viendront s’ajouter à la police des chemins de fer et aux agents de sécurité privés.

Le Premier ministre Charles Michel a annoncé lundi que, bien que la menace restait inchangée, au plus haut niveau à Bruxelles, le métro serait à nouveau opérationnel à partir de mercredi, le rétablissement de la circulation se faisant probablement de façon progressive.

Mardi, le cabinet Jambon renvoyait à la Stib pour les questions de la remise en circulation des rames. C’est à la Stib à communiquer notamment quelles stations seront réouvertes mercredi, a-t-on indiqué.

Différentes pistes sont sur la table pour assurer la sécurité des usagers. La Stib travaille déjà en temps normal avec des agents privés de surveillance. Par ailleurs, la police des chemins de fer atteindra sa capacité maximale. Enfin, 200 militaires seront déployés en complément. Ils opèreront essentiellement des missions de protection statiques au niveau des bouches de métro et, éventuellement également, sur les quais. Il n’est en principe pas prévu que les militaires accompagnent les voyageurs dans les rames.

Cet appel aux militaires permet à la police fédérale de libérer de la capacité au profit de la surveillance des écoles bruxelloises. Cette surveillance des écoles s’effectuera donc en l’absence de militaires, a souligné le porte-parole du ministre Jambon. Selon lui, tout sera mis en place pour assurer cette surveillance des écoles même si le puzzle n’est pas encore complet. «Les bourgmestres bruxellois ont demandé 288 agents en plus des équipes locales, il les auront», a-t-il assuré.

Concrètement, des agents originaires des quatre coins du pays prendront le chemin de Bruxelles. Certaines zones ont toutefois fait savoir qu’elles n’avaient pas la possibilité d’envoyer des hommes en renfort à Bruxelles. Le cabinet Jambon comprend cette situation. «Nous n’allons mettre aucune zone sous pression», a argumenté le cabinet Jambon.

Sondage: les mesures de sécurité devant les écoles sont-elles suffisantes ?

Lire aussi v1.cfm