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Manuel Valls au Soir: «Charles Michel a pris les bonnes décisions»

Le Premier ministre français dément toute friction avec la Belgique. Il assure que face à la menace imminente sur Bruxelles, le gouvernement Michel a fait ce qu’il fallait.

Envoyée permanente à Paris

Par Joëlle Meskens

Temps de lecture: 3 min

Depuis des mois, Manuel Valls répétait que cela pouvait recommencer. Après Charlie Hebdo et l’Hyper casher, le Premier ministre ne cachait pas qu’une attaque plus violente encore pouvait se produire. En recevant ce mardi à Matignon quelques correspondants de la presse étrangère, Manuel Valls a confié ce qu’il avait ressenti au soir du 13 novembre. « François Hollande était au stade de France. Comme on essaie de ne pas se déplacer ensemble, j’étais resté chez moi. À cent cinquante mètres de l’une des terrasses qui a été mitraillée, rue de Charonne. C’est le quartier de ma femme. J’ai reçu un premier texto de Bernard Cazeneuve sur ce qui se passait au stade de France. Puis un ami journaliste qui habite juste au-dessus de « La Belle Équipe » m’a appelé. « Il m’a dit, ça tire de tous les côtés, il y a des morts ». J’ai dit à ma femme : « Ça y est. On a cet attentat qu’on redoutait. Ça m’a glacé d’effroi. Mes gardes du corps m’ont extrait pour me conduire à la cellule de crise du ministère de l’Intérieur. » L’impact ? Manuel Valls dit qu’il ne le mesure pas encore totalement. « Nous sommes dans l’action ». Il ne réalisera vraiment que lorsqu’il se rendra aux obsèques du fils d’un couple d’amis qui figure parmi les victimes et lorsqu’il se rendra à l’hommage national qui sera rendu vendredi aux Invalides.

Une unité transnationale

Plus que jamais depuis ce vendredi noir, le Premier ministre a en tout cas acquis une certitude. Quelles que soient les réticences sémantiques des alliés européens comme l’Allemagne ou l’Italie, « nous sommes en guerre  ». Une guerre qui sera longue. « Cela durera des mois, des années  ».

Dans ce combat, il veut pouvoir compter sur l’unité. Unité nationale, bien sûr, même si en France les élections approchent et que le Front national «  n’a aucune raison de reculer  ». Mais unité transnationale aussi. Le gouvernement belge, qui a pris la décision de figer Bruxelles pendant quatre jours ? « Charles Michel a pris une décision qui s’imposait face à une telle menace. Ce ne sont pas les gouvernements qui créent la psychose, l’anxiété, ce sont les actes terroristes  ». Et de rappeler qu’au lendemain des attentats de Paris, les écoles, les musées avaient aussi été fermés. « Nous aurions fermé les écoles en semaine si on avait eu à faire face à une menace imminente . Nous sommes dans des démocraties et il faut tenir un équilibre difficile entre la sécurité et la vie ». Quant à la polémique sur des services de renseignement belges qui n’auraient pas été à la hauteur, il la balaye. « Je ne ferai jamais de critiques envers les services de renseignement d’un pays avec lequel nous entretenons une coopération exemplaire  ».

► ► Sur Le Soir+

Retrouvez l’entretien exclusif au complet sur Le Soir+. Outre la réaction du gouvernement belge, notre journaliste Joëlle Meskens, envoyée permanente à Paris, a abordé avec Manuel Valls l’Etat d’urgence en France ainsi que la diplomatie de François Hollande.

 

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