Une nouvelle génération d’horodateurs fait son entrée dans la ville de Bruxelles

Alors que le conseil communal de la Ville s’est penché, lundi, sur la création d’un parcours d’œuvres monumentales signées Anish Kapoor sur son territoire, d’autres « sculptures » ont fait l’objet de débats. C’est que celles-là sont nettement moins intéressantes, en termes artistiques en tout cas puisqu’il s’agit des nouveaux horodateurs qui ont fait leur apparition, ces dernières semaines, sur les trottoirs de la ville de Bruxelles.

Des modèles new-look qui auraient quelque peu dérouté les automobilistes en quête d’un ticket de parking. « Non seulement cela va coûter beaucoup d’argent aux contribuables mais en plus, il faut être ingénieur en informatique pour pouvoir les utiliser », raille le conseiller communal d’opposition, Mohamed El Hamrouni (CDH). Celui-ci regrette qu’il faille désormais introduire le numéro de la plaque d’immatriculation pour obtenir un sésame et déplore une procédure plus longue et un mode d’emploi jugé peu clair. Critiqué aussi le fait qu’on ne puisse plus payer à l’aide de pièces de monnaie. « C’est vraiment ridicule, les gens n’y comprennent rien. »

Autant d’arguments qui ont été réfutés par l’échevine en charge du plan de stationnement local, Marion Lemesre (MR). Selon la libérale, les nouvelles machines dites intelligentes permettraient de résoudre plusieurs soucis rencontrés avec le matériel précédent. La fin du paiement par pièces ? « La suppression du cash diminue le risque de vandalisme. En effet, les frais liés aux réparations des machines endommagées s’élèvent à 55.000 euros rien que pour l’année 2014. » Marion Lemesre annonce au passage que dès le premier trimestre 2016, il sera possible d’effectuer le paiement par smartphone ou SMS. « Ce système permet de régler le temps réellement perçu et plus par tranche horaire », a-t-elle ajouté.

En cas de problème de ticket perdu, le nouveau dispositif faciliterait en outre la recherche du véhicule et l’annulation de la redevance si le ticket est valide.

Réduit, aussi, identification oblige, le risque de fraude. « Par le passé, les agents constataient que certains utilisateurs échangeaient leur ticket gratuit en toute illégalité. »

Pointé encore, un réseau informatique permettant une gestion dynamique de l’ensemble du parc horodateurs. De quoi, précise-t-on, régler en temps réel les éventuels problèmes. «  L’ancien système ne permettait de contrôler qu’un cinquième du nombre total des emplacements de stationnement entraînant une inégalité entre les automobilistes stationnés dans des grands pôles d’activité où les agents circulent plus fréquemment et ceux stationnés dans des ruelles moins contrôlées. »

Plusieurs grandes villes comme Paris, Lille ou Anvers sont déjà équipées de cette nouvelle génération d’appareils tout comme, plus proche de nous, la commune de Woluwe-Saint-Lambert. « Leur manipulation a donc été testée et approuvée par un public très large. » Le Pentagone sera entièrement équipé d’ici deux semaines, 400 des 600 nouvelles machines ayant déjà été installées. Suivront ensuite les quartiers Louise, Heysel et enfin Laeken, Neder et Haeren n’étant pas en zone réglementée. La fin de l’opération est prévue pour janvier 2016. Pour un budget total de 3,5 millions.