La sécurité s’est invitée au Mapic cannois

Le Mapic s’est tenu normalement à Cannes même si la menace terroriste était présente dans tous les esprits. Cibles privilégiées, les centres commerciaux s’apprêtent à vivre des mois difficiles. Leur sécurité est plus que jamais au cœur des débats. (Série 1/5)

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Face à l’entrée principale du Mapic, le salon international de l’immobilier commercial qui s’est tenu la semaine dernière dans le Palais des Festivals de Cannes, des barrières Nadar emmènent le visiteur vers une seule et même entrée, histoire de mieux canaliser le passage et, surtout, de braquer les caméras sur une seule voie d’accès.

Une mesure de sécurité parmi quelques autres (fouilles des sacs à l’entrée et passage au détecteur à métaux) qui ont eu pour effet de rassurer, à défaut de réjouir, la masse de visiteurs en tous genres qui ont afflué comme chaque année vers cet incontournable rendez-vous.

Comme les autres grands rassemblements, le Mapic cuvée 2015 n’a pu éviter le climat morose. Certaines sociétés ont décidé en dernière minute de ne pas envoyer de représentants sur la Croisette. Par peur d’attentats, évidemment, mais aussi en raison du refus qui leur a été imposé par les compagnies d’assurance qui ne couvrent pas des personnes envoyées dans des pays en guerre. Et puisque la France en est devenu un...

Au rayon des participants, les organisateurs ont enregistré deux annulations. Sur les quelque 300 stands montés aux différents endroits du Palais, ces forfaits n’ont pas représenté grand-chose. Mais l’affluence générale s’en est clairement ressentie puisqu’il y avait beaucoup moins de monde que les années antérieures.

Cibles privilégiées, les centres commerciaux existants, mais aussi ceux en construction un peu partout dans le monde, ne pourront plus se passer à l’avenir d’une vision clairement dédiée à l’aspect sécuritaire.

Pour l’heure, le budget qui lui est consacré ne pèse pas lourd dans la manne financière globale engagée par les promoteurs et autres développeurs. Une attention particulière lui sera dorénavant dédiée depuis ce funeste 13 novembre à Paris. « Il faut éviter de tomber dans la psychose, beaucoup de mesures de sécurité sont déjà prises, et depuis longtemps », ont répété, çà et là, les participants au salon.

Les sociétés de gardiennage peuvent se frotter les mains, même si elles sont loin de se réjouir de la situation actuelle. Les sollicitations dont elles font l’objet depuis deux semaines ne sont pas près de s’arrêter dans les jours et les mois à venir..

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