S'identifier S'abonner

Le terrorisme nous rappelle combien il faut profiter de la vie

Comment peut-on rester positif malgré la menace terroriste? Notre journaliste Colette Braeckman a répondu à vos questions.

Par la rédaction

Temps de lecture: 2 min

Comment rester serein malgré cette lourde atmosphère ? Colette Braeckman a répondu à vos questions.

Dans quel contexte avez-vous écrit un témoignage sur la rentrée des enfants à l’école ce mercredi ?

Au lendemain des attentats de Paris, je me suis envolée pour le Nigeria. Arrivée à Roissy, il régnait un étrange silence, une atmosphère bizarre. La foule était immense, ce n’était pas normal. Orly était fermé, chacun vivait dans une peur muette. J’ai alors acheté un journal et là, j’ai découvert que la mort avait frappé à Paris. Au retour du Nigeria, ce sont les Nigérians qui m’ont mise en garde en me donnant des consignes de prudence. C’était le monde à l’envers !

Vous parlez de ce silence qui régnait au centre-ville à votre retour à Bruxelles.

C’était une sidération, comme si chacun vivait replié sur sa peur. Tout le monde était crispé sur une angoisse non exprimée. Bruxelles n’était plus Bruxelles.

Vous continuez à passer une partie de votre vie en Afrique et c’est ici que vous découvrez la peur et le danger !

Ici, c’est la première fois qu’on éprouve cette peur et le niveau d’alerte 4. C’est la première fois que cette violence déboule dans nos villes. En Afrique, la violence terroriste de Boko Haram a entraîné l’exode d’un million de personnes, soit l’équivalent de la population bruxelloise, des filles ont été enlevées dans nos écoles, des étudiants ont été massacrés. Le danger est partout, on y vit donc au jour le jour. Dans l’est du Congo, les gens ont accouru des campagnes à Bukavu, poussés par la peur. Ils sont là aujourd’hui, c’est pour eux l’essentiel, et tout petit bonheur est bon à prendre car ils ne savent pas de quoi sera fait le lendemain.

C’est ce que vient aussi les Irakiens, les Syriens ?

Ces gens n’en peuvent plus de vivre dans une insécurité totale. Si une porte s’entrouvre, ils fuient et arrivent chez nous, puis découvrent que chez nous aussi, la violence existe…

Comment continuer à vivre ? Didier Reynders disait : « mieux vaut vivre ensemble et non mourir ensemble ».

Oui, et cultiver ses relations sociales. La mort peut frapper et pas seulement du fait d’actes terroristes. Il ne faut pas se replier sur soi-même, ne pas fermer sa porte.

Continuer à sortie de chez soi ?

Oui, constater qu’il y a d’autres personnes, comme nous, qui sont là, vivantes, cela donne une autre dimension à notre vie.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Retour en haut du site Belgique Monde Économie Sports Culture Opinions Techno Sciences et santé So Soir Soirmag Images Le choix de la rédaction Dossiers Archives Bourses Trafic Météo Programmes télé Club du Soir Nous contacter RSS Les voyages du Soir La boutique SoSoir Petites annonces Annonces immobilières Gocar Faire-part et cartes de vœux Photobook Les Œuvres du Soir Toutes nos archives Gérer les cookies Rossel Rossel Advertising References Cinenews Out.be L'Echo SudInfo Metro Kotplanet.be Grenz Echo La Voix du Nord Vlan Rendez-vous En mémoire Sillon belge App Store Optimization Immovlan VLANSHOP