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Menace terroriste: le grand bazar belge de la communication

L’édito de Béatrice Delvaux.

Editorialiste en chef

Par Béatrice Delvaux

Temps de lecture: 2 min

Peut-on se permettre de faire une suggestion, dans cette crise inédite, angoissante, surréaliste et – c’est tout sauf un détail – toujours en cours ? La leçon de choses des Français à la Belgique commence à bien faire mais si, sur un point – la communication –, nous pouvions nous inspirer de leur exemple actuel, cela permettrait de garantir un chouïa de sérénité, à défaut d’un véritable apaisement. Le dispositif français semble opérant avec, d’un côté, une communication politique sur les décisions prises et l’état de la situation et, de l’autre, une communication plus technique et policière sur les faits constatés et les enquêtes en cours (Ah! ce procureur de Paris).

Pourrait-on garantir un dispositif du même genre qui amène de la clarté, des lignes directrices et une information cohérente, sans surenchère, sans divergence, sans embrouillamini et, surtout, sans se crêper le chignon ? Comme le disait hier le bourgmestre de Malines, Bart Somers (Open VLD), au Parlement flamand : « Arrêtez de vous critiquer, soyez sur la même longueur d’onde, les gens aujourd’hui veulent de la clarté. » Et ceci n’empêche évidemment pas les nécessaires explications, investigations et mises en cause lorsque le plus fort de la menace sera derrière nous.

À défaut d’arrêter dans l’instant les fameux terroristes qui seraient en train de concocter un acte imminent et grave, les différentes et nombreuses autorités belges doivent absolument s’entendre pour éviter toute guéguerre ou multiplicité de communications qui ajoutent de la confusion de parole à la confusion des faits.

Les citoyens doivent déjà tenter de gérer des situations et des informations très perturbantes – un niveau 4 maintenu avec des écoles ouvertes, des bus flamands qui roulent vers Bruxelles à la condition que les chauffeurs touchent « une prime de tremblement » pour affronter le « danger », etc. Si on pouvait leur éviter les atermoiements politiques, tout comme le renvoi de la responsabilité des décisions prises à une « autorité » extérieure, comme si le politique se lavait les mains de la suite avec un « c’est pas moi, c’est l’autre ».

Plus les jours passent sous cette menace de niveau 4 sans véritable information précise sur ce qui se trame, plus la nervosité va s’accroître. Difficile pour une population de gérer cette mise sous tension qui, en perdurant, fait circuler les théories en tout genre. L’exercice n’est pas simple, mais que ce soit au Parlement cet après-midi, ou ailleurs, une prise de parole officielle informative et unifiée s’impose. Sous peine de voir les terroristes déstabiliser le pays sans même avoir à poser un acte précis.

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