Prolongation de Doel 1 et 2: voici les détails de l’accord

Le Premier ministre Charles Michel et la ministre de l’Énergie Marie-Christine Marghem ont présenté le contenu de l’accord sur les conditions financières de la prolongation de Doel 1 et 2 ce mardi, lors d’une conférence de presse.

« Une étape pour la transition énergétique »

Avant de dévoiler les détails, Charles Michel a rappelé les deux objectifs de cet accord : « la sécurité d’approvisionnement et donc éviter les risques de délestages comme nous en avons connus ces derniers mois et dernières années ; et d’autre part, d’investir dans la transition énergétique, l’accélération de la transition énergétique ».

Pour Marie-Christine Marghem, la prolongation de Doel 1 et Doel 2 est un levier pour la transition énergétique. « Ces deux centrales sont fiables à 91 % depuis leur mise en service », avance-t-elle. Le nucléaire représente « la moitié de la production d’électricité sur notre sol », cet accord va donc permettre de consolider une base de production pour « les hivers suivants, les trois, quatre ou cinq prochaines années, permettant de mettre en place la transition énergétique ».

La contribution de répartition nucléaire

Du côté des détails de l’accord, l’élément attendu était le montant de la contribution de répartition nucléaire (Tihange 1, Doel 1 et Doel 2).

Celle-ci s’élèvera à 200 millions d’euros pour 2015 et 130 millions (ajoutons 20 millions qui viennent de Doel 1 et 2) en 2016. Entre 2012 et 2014, cette taxe était fixée forfaitairement à 550 millions d’euros par an.

En 2017, la taxe s’élèvera à 150 millions d’euros minimum par an, pour 3 ans. Attention, ce montant sera maintenu uniquement dans le cas où toutes les centrales tournent. Si l’une des centrales venait à être arrêtée, la contribution de répartition nucléaire serait revue à la baisse.

La redevance

Quant à la redevance, c’est-à-dire le montant versé par la société Electrabel pour pouvoir exploiter les réacteurs, elle s’élèvera à 20 millions d’euros par an jusqu’en 2025.

La ministre a assuré que ce montant sera alloué annuellement au fonds de transition énergétique.

Pour conclure, la ministre de l’Energie a aussi relevé que la décision de prolonger les réacteurs nucléaires ne contredisait en rien les engagements de la COP21 étant donné que le nucléaire « émet moins de C02 que le photovoltaïque et autant que les éoliennes ».