Ile Maurice: l’été toute l’année et un régime fiscal attrayant

ÎLE MAURICE

Depuis de nombreuses années, l’île Maurice est un paradis prisé aussi bien par les investisseurs immobiliers (le système de taxation est avantageux avec une TVA et des impôts sur les revenus à 15 %, l’absence d’impôts sur les plus-values, de taxes d’habitation et de droits de succession…) que par ceux qui veulent y monter un business. Témoin les nombreuses sociétés offshore qui y ont été créées (la procédure est très facile).

A l’instar des Français (en très grand nombre) et des Sud-Africains (très nombreux également au vu de la situation politique dans leur pays), beaucoup de Belges y achètent un bien, soit pour en profiter pendant leurs vacances, soit pour jouir des douceurs de l’île en tant que résidents permanents.

Gregory Hart de Keating est notaire à Port-Louis, la capitale. Mauricien depuis plusieurs générations, sa famille est irlandaise à la base. Dans un français impeccable, mâtiné d’un délicieux accent local, il nous reçoit pour expliquer les différentes formes d’acquisition possibles sur l’île pour les étrangers.

Il est indéniable que le système pratiqué à l’île Maurice est protecteur. « C’est vrai et c’est historique, commence-t-il par dire. Très attachés à leur terre, plus de 80 % des Mauriciens sont propriétaires de leur résidence. Le système prévoit donc que la terre doit rester, à un certain niveau, mauricienne mais en même temps, l’île Maurice est également une terre d’accueil. »

Comprenez que sa législation immobilière a donc été assouplie et prévoit des « montages » pour permettre aux étrangers d’acheter. « Créés au début des années 2000, les IRS ont été les premiers à apparaître, poursuit le notaire (lire par ailleurs). Puis sont venus s’ajouter les RDS et les IHS. Aujourd’hui, un nouveau système a été mis en place il y a un an par le nouveau gouvernement : les PDS et les Smart Cities. Les idées directrices de ces deux derniers schémas reposent sur le fait qu’il faut arrêter de créer des ghettos de riches au milieu d’îlots où vit la population mauricienne. Celle-ci doit donc pouvoir acheter un bien dans les nouveaux projets. »

Et Gregory Hart de Keating de citer l’exemple d’Azuri (lire l’exemple du couple de Belges qui y a acheté une villa). « C’est un endroit où pour l’instant 130 logements ont été vendus à des étrangers et 200 autres à des Mauriciens. C’est l’exemple-type du village ouvert où les populations se mélangent. Ce projet pourrait servir d’exemple pour le futur. »

Le système mauricien a également prévu des dispositions à l’égard des retraités. Et là aussi, n’importe quel retraité ne peut pas acheter, et quand il peut le faire, il ne peut pas acheter n’importe quoi. « Les retraités doivent verser 40.000 dollars par an pendant trois ans sur un compte à Maurice pour obtenir le permis de résident permanent. S’ils préfèrent, ils peuvent aussi payer 120.000 dollars en une fois. C’est leur argent et ils en disposent comme ils l’entendent. La volonté du gouvernement mauricien est d’attirer sur l’île des gens qui ont les moyens et qui pourront s’assumer seuls. Le permis de résident permanent leur donne droit d’acheter un appartement (NDLR : pas une villa) dans un ensemble immobilier rez + 2. Un retraité ne peut acheter qu’un appartement puisque c’est pour une occupation personnelle. Il ne pourra donc pas le louer. »

A ceux qui souhaiteraient investir à Maurice, le notaire conseille de bien réfléchir à ce qu’ils recherchent car l’offre résidentielle est abondante. Et cela va continuer puisque de nombreux projets sont en cours de construction à travers toute l’île. « L’idéal serait de venir quelques semaines et de séjourner dans les différentes parties de l’île pour se faire une idée, précise Gregory Hart de Keating. Quant au retour sur investissement, il est excellent. Certaines villas à Tamarina, le premier projet IRS de Maurice, se sont revendues avec un profit de 300 % ! Même si ce genre de plus-values n’existent plus aujourd’hui, celles-ci restent intéressantes si le bien est bien situé. Ajoutez à cela la sécurité politique de l’île malgré les différentes communautés religieuses qui y habitent et vous comprendrez que Maurice est, pour moi, le meilleur endroit du monde… »

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