Qui est Saint Nicolas?

Qui c’est, le patron ?

C’est évidemment saint Nicolas ! Saint patron des enfants, des écoliers et des étudiants, mais aussi des territoires russes et lorrains, des bateliers, des pêcheurs, des marins, des dentellières, des marchands, des flotteurs de bois et des pontonniers, des enfants de chœur, des prisonniers, des filles à marier, des prostituées et des voyageurs, une dernière fonction qu’il doit certes partager avec saint Christophe. On attribue ainsi quelques miracles à son incroyable talent pour sauver le monde des catastrophes, en particulier de la tempête et de tous les écueils qui peuvent jalonner la route des marins tant d’eau douce que salée. Mais qui était Nicolas, avant d’être sanctifié ? Beaucoup d’encre a coulé à propos de cet évêque, né dans une famille chrétienne aisée vers 270 après J.-C., à Patare, en Lycie, province romaine située au sud de l’Asie mineure, plus précisément en Anatolie, sur le territoire de l’actuelle Turquie. Ses parents sont morts de la peste. Le jeune homme, qui mettait toujours un point d’honneur à aider les déshérités et les victimes d’injustice, deviendra évêque de Myre, une autre ville de Lycie, quelque 20 ou 30 années plus tard. Il participa au 1 er concile de Nicée en 325. Son parcours empreint de charité fut jalonné de nombreux épisodes valeureux où jamais le courage ne lui fit défaut. Rien d’étonnant donc si les légendes en sa faveur abondèrent en ce sens. Parmi elles, celle des trois enfants sauvés par saint Nicolas du saloir où un boucher s’apprêtait à les découper, fut sans doute la plus racontée (dans des versions qui diffèrent) et donna son sens à son titre de saint patron des enfants… même si, d’après les icônes d’époque, les bambins étaient en réalité des adultes, saint Nicolas étant toujours représenté comme extrêmement grand. D’autres confirment l’allégorie : les enfants représenteraient en fait des marins sauvés d’un naufrage, le bac du saloir représentant le bateau et le sel, la mer. L’évêque Nicolas de Myre mourut le 6 décembre 345, laissant dans son sillage les prémices d’une légende chère au cœur des enfants.

Pourquoi le spéculoos s’appelle “spéculoos  ?”

Personne n’est bien entendu d’accord sur l’origine du nom de ce petit biscuit à la cannelle, spécialité belge par excellence que ne boudent pas nos voisins allemands, hollandais et français. Il proviendrait soit du mot latin “species ”, qui signifie “épices ”, soit du mot “speculum ” signifiant “miroir ” (référence au fait que le biscuit est le reflet d’un personnage). Mais le plus logique, ce biscuit étant distribué par saint Nicolas aux enfants sages, serait qu’il vienne du mot “speculator ” qui veut dire “évêque ”. Les Belges n’aiment pas trop attribuer le spéculoos aux Hollandais, alors qu’il faut bien avouer que leur “speculaas ” à base d’épices exotiques en provenance d’Afrique et des Indes, existait déjà au XVII e siècle. Ils préfèrent encore penser que l’idée vient des Romains qui offraient à leurs enfants des biscuits au miel à l’effigie des dieux de l’Olympe.

Poupée chérie

La poupée fait partie des tout premiers jouets connus: en attestent les archéologues qui en ont trouvé dans des tombeaux d’enfants égyptiens datant du XX e siècle avant J.-C. À l’époque, les petites figurines étaient en bois, en jade, en ivoire, en cire ou en os. Les premières poupées aux bras et jambes articulés datent du V e siècle avant J.-C. Il faudra attendre le XVI e siècle pour que des artisans confectionnent des poupées de bois et de chiffon spécialement pour les enfants de l’aristocratie. À l’époque, les poupées représentaient en réalité les petites filles qui en étaient propriétaires et la mode qu’elles portaient. L’Exposition universelle de Paris, en 1878, marqua l’apparition des premiers “bébés ” à tête en biscuit, représentant de tout petits enfants. Ainsi débuta la renommée internationale des fabricants de poupées français, talonnés par la concurrence allemande.

Sur le même sujet
EnfantsParis