Le meilleur du pire de Donald Trump en 4 sorties controversées (vidéos)

Attaques sur les musulmans, commentaires sexistes… Le milliardaire multiplie les dérapages. Et reste en tête des sondages des primaires républicaines.

Cheffe adjointe au service Monde Temps de lecture: 4 min

Provocations en cascade, moqueries et controverses : on ne compte plus les sorties remarquées de Donald Trump. Ce lundi soir, le candidat à l’investiture républicaine a appelé à barrer l’entrée des musulmans aux Etats-Unis, suscitant – à nouveau – un tollé dans l’ensemble de la classe politique américaine. Et ce n’est pas la première fois que le favori des sondages s’en prend aux musulmans. Ni aux femmes. Ni aux migrants.

Florilège non exhaustif des pires saillies de Donald Trump.

1.

Sa croisade contre les musulmans

Avant d’avoir réclamé « la fermeture totale » du territoire américain aux musulmans en réaction à la fusillade de San Bernardino, le milliardaire s’était déjà attaqué à la communauté. Fin septembre, un de ses militants avait affirmé lors d’un meeting que « les Etats-Unis ont un problème : ce sont les musulmans ». Aucune rectification de la part de Donald Trump. Au lendemain des attentats parisiens, le Républicain réclamait une surveillance accrue des mosquées, arguant que « beaucoup de choses s’y disent ». Au micro de CNN, il est même allé jusqu’à dire qu’il envisageait sérieusement de fermer ces lieux de culte : « Il y a une haine absolue qui provient de ces endroits. Cette haine est plus grande que ce que tout le monde imagine. »

Le candidat à l’investiture républicaine a également proposé le fichage des citoyens musulmans américains : « Il faut beaucoup de systèmes, au-delà des bases de données. Je mettrai cela en place. »

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2.

Le retour à la torture par noyade

Donald Trump est aussi là où on ne l’attend pas. Fin novembre, le milliardaire annonce qu’il est favorable au rétablissement de la simulation de noyade, une méthode d’interrogatoire considérée comme de la torture. Le « waterboarding » consiste à verser de l’eau sur un tissu qui bouche le nez et la bouche d’un prisonnier. La méthode, mise en place par l’administration Bush après le 11 septembre et pratiquée par la CIA, est considérée comme de la torture par les Nations unies et a été interdite par le président Obama.

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3.

Les migrants clandestins ? Dehors !

Le programme sur l’immigration du candidat républicain réserve de nombreuses surprises. En août, il s’attaque aux migrants clandestins : « Ils doivent s’en aller  », déclare-t-il sur la chaîne NBC. « Nous laisserons les familles ensemble. Et ils doivent s’en aller. Nous devons établir de toutes nouvelles règles. On a un pays ou on n’a pas de pays ». Il est bon de rappeler que Donald Trump est lui-même fils et petit-fils de migrants.

Il s’était déjà illustré en juin par une tirade contre le Mexique lors de son discours de candidature pour l’élection présidentielle de 2016. « Quand le Mexique nous envoie ses gens, ils n’envoient pas les meilleurs éléments. Ils envoient ceux qui posent problèmes. Ils apportent avec eux la drogue. Ils apportent le crime. Ce sont des violeurs ». Rien que ça.

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4.

Le festival de la misogynie

Au mois d’août, le milliardaire est interrogé par Megyn Kelly, présentatrice star de Fox News, au sujet de ses diverses saillies sexistes. La journaliste lui avait rappelé – avec justesse – sa propension à insulter les femmes qu’il n’apprécie pas, allant jusqu’à les traiter de « grosses truies, de chiennes, de bonnes à rien et d’animaux dégoûtants ». Ni une ni deux, Trump se défend, avec la retenue qu’on lui connaît, arguant qu’il n’a « pas beaucoup de respect » pour la journaliste en question. Et en rajoute une couche en faisant allusion aux menstruations de son interlocutrice : « On pouvait voir du sang sortir de ses yeux, du sang sortir de son… où que ce soit », a-t-il lancé. Dans la foulée, il est banni d’un événement républicain.

En avril dernier, le magnat de l’immobilier addict à Twitter, avait partagé le tweet peu subtil d’un internaute qui posait cette question : « Si Hillary Clinton ne peut pas satisfaire son mari, qu’est-ce qui lui fait croire qu’elle peut satisfaire l’Amérique ? » Le tweet avait rapidement été retiré du compte de Donald Trump.

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Plus rien ne semble en mesure de faire taire le milliardaire. À moins que le patron d’Amazon ait trouvé une solution radicale au problème. Ce lundi, après avoir été attaqué sur Twitter par Donald Trump, le PDG de la plate-forme d’e-commerce, a suggéré de se débarrasser du milliardaire en l’envoyant dans l’espace. Tout simplement.

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