La carte qui regroupe mille chouettes initiatives vertes

Sur son site internet, le réseau des consommateurs responsables regroupe les donneries, les groupes d’achats communs, les Repair cafés et bien d’autres initiatives citoyennes – un millier en tout – s’inscrivant dans la philosophie salutaire du développement durable.

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Vous rêvez d’observer la lente pousse des légumes, de croquer à pleines dents dans une fraise bien rouge à peine cueillie, de pouvoir vous enorgueillir auprès de vos convives d’un « c’est une potée avec des carottes du jardin » faisant saliver les papilles… Mais voilà, vous n’avez pas un centimètre carré de terrain, la terrasse est tristounette avec son exposition au nord ; et à dire vrai, vous n’avez pas la main verte. Inutile de sortir les mouchoirs, allumez l’ordinateur et pianotez www.asblrcr.be. Le Réseau des consommateurs responsables (RCR) a compilé pour vous tous les potagers collectifs à Bruxelles et en Wallonie. On y jardine en groupe, tout en s’échangeant binettes, semences, coups de main et conseils. Sur la carte interactive, ce sont les points bruns, couleur de la terre. Tout autour, une constellation d’un millier de points jaunes, bleus, rouges, verts et mauves égaie notre contrée. C’est que les initiatives citoyennes foisonnent, en moyenne trois par commune. En cliquant sur chacune, ses coordonnées s’affichent.

Il y a les donneries (points bleus) réelles ou virtuelles, où l’on dépose ou propose des objets superflus auxquels des citoyens offriront une seconde vie. Avec la maxime « donner plutôt que jeter » en étendard, le concept a plu d’emblée à Adeline. A 32 ans, elle gère la donnerie de Namur. « On l’a démarrée en 2012 et ça a tout de suite décollé. J’ai l’impression de servir à quelque chose. C’est ma “part du colibri”, pour reprendre l’expression de Pierre Rabhi. Le concept de donnerie me plaît tant pour l’aspect environnemental anti-gaspillage que social pour la gratuité des objets. »

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Quant aux points verts, ils représentent les GAC (groupes d’achats communs). Leur raison d’être, c’est l’achat de fruits et légumes auprès des agriculteurs locaux, souvent en bio. Mais certains GAC diversifient les possibilités d’achats, en incluant fromage, viande et parfois même savon produit localement. « Résultat, je ne vais quasi plus dans un magasin “normal”, explique Carine, 64 ans, membre du GAC de Mont-Saint-Guibert depuis sept ans. Puis, avec le GAC, on organise des rencontres mensuelles avec une proposition de découvertes selon les talents de certains, comme découvrir les plantes sauvages ou comment faire son pain et ses produits de nettoyage soi-même. Cela débouche sur plus de lien social et de solidarité. »

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La carte interactive révèle également l’emplacement des SEL (points rouges), où l’on troque un service contre un autre, des Repair cafés (mauves, comme celui de Namur, ci-dessus) où des citoyens réparent les objets moribonds, et enfin des RES (jaunes), acronyme de « réseaux d’échange de savoirs ». « Toutes ces initiatives remportent un franc succès car elles répondent à des besoins de solidarité et de convivialité… ainsi qu’à l’envie d’être acteur de changement », assurent Audrey Renier, membre de l’ASBL RCR.

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