3.700 diplômés en médecine de trop dans 5 ans? Marcourt conteste

Ce vendredi, le journal des médecins annonçait que la commission de planification avait rendu un rapport selon lequel la Belgique aurait diplômé 3.700 médecins de trop d’ici cinq ans.

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Le ministre wallon de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt s’est dit étonné, vendredi soir, des chiffres avancés dans le dernier rapport de la Commission de planification de l’offre médicale du SPF Santé, selon lesquels la Belgique aura diplômé 3.700 médecins de trop d’ici cinq ans. D’après le ministre, ce rapport «ne se base pas sur des faits avérés».

«L’ensemble des estimations compilées jusqu’à ce jour par le SPF Santé ne se base pas sur un cadastre dynamique qui permettrait d’évaluer objectivement l’état de la situation, ce qui rend impossible l’évaluation du nombre de médecins nécessaires par spécialité et de prévoir le nombre d’étudiants pour les prochaines années», affirme M. Marcourt.

Selon lui, de nombreuses études démontrent, au contraire, qu’une pénurie de praticiens en médecine est déjà d’actualité et va, dans les années à venir, s’empirer. «Si l’on ne modifie pas les quotas appliqués jusqu’à ce jour, les régions bruxelloise et wallonne vont faire face à de réels problèmes de santé publique», ajoute-t-il.

Si l’on en croit le dernier rapport de la Commission de planification de l’offre médicale, les universités belges diplôment des médecins en surnombre depuis plusieurs années. La situation s’annonce même «fortement problématique» pour les médecins francophones, à défaut d’une approche plus contraignante de l’accès aux études de médecine en Fédération Wallonie-Bruxelles.

«Un point de vue orienté», selon Jean-Claude Marcourt, pour qui il est «essentiel que les réflexions quant à l’accès aux études de médecine soient menées sur base d’un cadastre objectif, solide et dynamique de l’activité médicale. Il en va de la santé de notre population. Il suffit de voir aujourd’hui en Belgique francophone, le nombre de praticiens en médecine qui proviennent de pays étrangers, pour la plupart de pays en voie de développement, pour appréhender la pénurie actuelle», conclut-il.

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