Le resto de la semaine: D’Eugénie à Émilie**

« C’est la guerre des étoiles ! Ce lundi, Michelin annoncera le nom de ses étoilés ». René Sépul prédisait le week-end de l’avant-palmarès plein de bonnes choses dans les pages de Victoire pour cette table ; deux étoiles ! Décrochées avec succès.

Temps de lecture: 3 min

[Tel que publié le 12/12/2015]

C’est la guerre des étoiles ! Ce lundi, Michelin annoncera le nom de ses étoilés. Une première pour certains, espérée ou inattendue, mais toujours appréciée car elle est signe de reconnaissance et certitude de fréquentation en hausse. Ce premier sésame, choisi par l’équipe belge, salue une maison où l’on sert une cuisine de qualité, maîtrisée et constante.

Accordée par une équipe internationale, la seconde étoile témoigne du raffinement, de la technique et de la recherche. La troisième, rare, récompense un artiste à la créativité et à la personnalité confirmées au-delà des frontières. La Wallonie pourrait voir son groupe des deux étoiles grossir avec l’arrivée D’Eugénie à Émilie à ce niveau, excellente maison de bouche dirigée par Éric Fernez dont le savoir-faire semble répondre aux attentes de Michelin.

Toujours en cuisine et en quête d’excellence, ce chef est un artisan, amateur de tradition et de bon goût. Sa cuisine est classique et gourmande. Grand connaisseur des belles tables de Belgique et de France, innovateur à sa manière, il est de ces cuisiniers qui savent comme personne relire un plat apprécié il y a vingt ou trente ans chez un de leurs maîtres. Sa cuisine respecte les goûts et les produits, mais porte toujours une touche rare et personnelle.

Pour les dernières semaines de l’année, il a remis un de ses classiques en entrée : ses grosses langoustines bretonnes rôties à l’embeurrée de chou et jus de carcasses (49 €), association bienveillante, ou des Saint-Jacques qu’il tranche à cru (35 €), accompagne d’une vinaigrette de syrah et que l’on rêve de goûter. En plats, son râble de lièvre flambé à la prune de Souillac (95 € pour deux) ou son dos de chevreuil en jus de cassis (55 €) ne laissent que murmures de bonheur en salle.

Du classique, certes, mais parfaitement torché et hautement recommandable. Côté vins, la maison a de quoi suivre avec une des plus belles caves du pays. Elle est riche en appellations méconnues comme en millésimes rares avec un Clos de la Coulée de Serrant de Nicolas Joly de 1991 (125 €) pour démarrer les hostilités ou, sur un gibier, une côte-rôtie de Jamet (145 €). Bref, la fête, et pas qu’un peu.

D’Eugénie à Émilie, 1 place de la Résistance, 7331 Baudour, T. 065 61 31 70, www.eugenie-emilie.be. Ouvert midi et soir du mercredi au vendredi, le samedi soir, et le dimanche et les jours fériés à midi.

 

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