Guerre en Syrie: Poutine reçoit Kerry pour entendre les propositions américaines

Washington compte sur le Kremlin pour amener Bachar al-Assad à la table des négociations avec l’opposition syrienne.

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Le président russe Vladimir Poutine recevait mardi soir au Kremlin le secrétaire d’État américain John Kerry pour entendre les « propositions » américaines visant à progresser dans le règlement du conflit syrien. Et ce, avant une probable réunion internationale vendredi à New York.

« Un bel effort de coopération »

« Vous savez que nous cherchons ensemble une solution aux crises les plus aiguës », a déclaré Poutine en référence à la guerre en Syrie qui a fait depuis 2011 plus de 250.000 morts, provoqué le déplacement de millions de civils syriens et a vu émerger le groupe djihadiste Etat islamique (EI). Kerry a de son côté salué « un bel effort de coopération » entre Moscou et Washington, disant « apprécier tout ce que (les deux pays) ont accompli jusqu’à présent ».

Concrètement, Washington compte sur le Kremlin pour amener son allié traditionnel, le président Bachar al-Assad, à la table des négociations avec l’opposition syrienne afin de mettre un terme à la guerre civile.

Néanmoins, Kerry a tout de même fait part à Poutine de son « inquiétude » au sujet de frappes russes sur l’opposition modérée en Syrie.

À Moscou, la rencontre entre le chef de la diplomatie américaine et le président russe a débuté à 15H30, avec la participation du ministère russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov. La rencontre entre Kerry et Poutine a été précédée par trois heures d’entretiens entre le secrétaire d’État américain et son homologue russe.

Peu avant cet entretien, le secrétaire d’État américain disait espérer des « progrès » et « un terrain d’entente » dans le dossier syrien tandis que son homologue russe souhaitait un dialogue « constructif ».Washington et Moscou doivent décider formellement de l’organisation, très probable mais pas encore confirmée, d’une nouvelle réunion internationale vendredi à New York entre pays soutenant l’opposition syrienne et ceux qui appuient le régime syrien.

Au même moment, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), indiquait qu’au moins 34 civils ont péri mardi lors de raids menés par des avions, présumés russes, contre des marchés dans deux localités du nord de la Syrie.

Des progrès « plus rapides »

Les entretiens américano-russes se tiennent alors que le président Barack Obama a reconnu que les efforts militaires de la coalition menée par Washington contre l’EI en Irak et Syrie s’étaient intensifiés, tout en estimant que les progrès contre les djihadistes devaient être « plus rapides ».

Dépêché au Proche-Orient pour convaincre les membres de la coalition menée par les États-Unis contre l’EI d’accroître leur contribution militaire, le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter, a exhorté mardi la Turquie à « en faire plus » lors d’une visite de la base turque d’Incirlik (sud) d’où partent les avions américains qui bombardent les djihadistes.

Par ailleurs, la France a annoncé avoir tiré pour la première fois des missiles de croisière air-sol contre l’EI lors d’un raid aérien mardi en Irak.

 

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