Les syndicats veulent attaquer la SNCB en justice

La direction de la SNCB est passée en force pour adopter les mesures devant augmenter la productivité des cheminots. Les cinq jours de grève sont maintenus.

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Les organisations syndicales envisagent la possibilité d’attaquer la SNCB en justice, révèlent L’Echo et La Libre Belgique. La CGSP Cheminots et la CSC Transcom veulent ainsi s’opposer aux mesures votées par la direction à la majorité simple mercredi lors de la commission paritaire nationale.

« Les travailleurs sont volés »

Les syndicats estiment que ces dispositions, qui visent à augmenter la productivité du personnel des chemins de fer selon le souhait du gouvernement, auraient dû être approuvées à une majorité des deux tiers.

La fin de la double compensation des jours fériés tombant le week-end et surtout le passage de la semaine de travail de 36 à 37 heures sans compensation salariale cristallisent les griefs des syndicats. «  Les 34.000 travailleurs de la SNCB sont volés », estime Isabelle Bertrand, secrétaire nationale de la CSC Transcom.

La CSC Transcom doit se concerter jeudi avec un cabinet d’avocats liégeois, avec lequel elle a l’habitude de travailler, dans le but d’analyser les possibilités d’action en justice contre la direction de la SNCB. Si la CGSP Cheminots partage la nécessité d’analyser sur un plan juridique le «  passage en force » de la direction lors de la commission paritaire nationale de mercredi, la concertation entamée jeudi avec le cabinet d’avocats liégeois n’engage que la CSC Transcom, précise Isabelle Bertrand, secrétaire nationale.

La grève prévue les 5, 6, 21, 22 et 23 janvier est donc maintenue et ne semble plus pouvoir être évitée.

« Des mesures prises dans la précipitation »

Isabelle Bertrand, la secrétaire nationale de la CSC, indique que le syndicat chrétien « espère un premier avis dans le courant de la semaine prochaine ». Le but étant de trouver une procédure en urgence permettant d’empêcher la mise en oeuvre, prévue en janvier prochain, des mesures adoptées à la majorité simple mercredi, et qui visent à augmenter la productivité du personnel.

«  Nous allons étudier plus précisément deux aspects », indique Isabelle Bertrand. « D’une part, l’aspect règlementaire, car selon notre lecture la note nécessitait une majorité des deux tiers pour son adoption. D’autre part, le contenu lui-même de la note, qui modifie clairement le temps de travail, faisant passer la semaine du cheminot de 36h à 37h ou 37h30 ».

Isabelle Bertrand parle de « mesures déséquilibrées, adoptées dans la précipitation, sans doute pour répondre à un agenda politique ». Elle en veut pour preuve le fait que la CSC Transcom a présenté mercredi un projet alternatif, qui « pourrait rencontrer les objectifs de productivité du gouvernement ». « La direction a admis que la proposition est intéressante, mais n’a pas daigné l’analyser davantage », déplore-t-elle.

 

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