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Hillary Clinton et Bernie Sanders jouent le sérieux contre l’épouvantail Trump

Les candidats démocrates à la primaire ont joué les leaders responsables ce samedi lors d’un débat dans le New Hampshire.

Temps de lecture: 3 min

Les candidats aux primaires démocrates Hillary Clinton et Bernie Sanders ont joué samedi les leaders responsables face à la perspective d’un président Donald Trump, dont ils ont dénoncé les déclarations incendiaires et superficielles sur les questions de sécurité nationale et de diplomatie.

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Hillary Clinton, le sénateur du Vermont Bernie Sanders et l’ex-gouverneur du Maryland Martin O’Malley se sont retrouvés à Manchester, dans le New Hampshire, pour le troisième débat de l’année, à 43 jours du début des primaires.

Hillary Clinton toujours largement en tête pour les Démocrates

Comme lors des deux joutes précédentes, l’ex-secrétaire d’Etat n’a jamais paru en danger, jamais vraiment décontenancée par des attaques auxquelles des années de politique l’ont préparée.

Avec 56 % des intentions de vote en moyenne, la candidate a consolidé son avance depuis le mois charnière d’octobre, dont elle est ressortie renforcée après d’excellentes prestations aux débats, une audition antagoniste mais réussie au Congrès et le renoncement du vice-président Joe Biden à se présenter aux primaires. Bernie Sanders plafonne à environ 31 %.

Le terrorisme au cœur des débats

Dans la foulée de l’attentat de San Bernardino, perpétré par un couple musulman radicalisé, la moitié du débat a été consacrée au terrorisme et à la stratégie de lutte contre l’organisation État islamique (EI).

Trump «  est en train de devenir le meilleur recruteur de l’EI », a déclaré Hillary Clinton, en affirmant que les djihadistes utilisaient les discours anti-musulmans du milliardaire dans leurs vidéos de recrutement, une assertion nouvelle.

«  Je suis inquiète que la rhétorique des républicains, surtout de Donald Trump, envoie le message aux musulmans aux États-Unis et dans le monde entier qu’il y a un choc des civilisations, et qu’il y a une sorte de complot occidental ou de guerre contre l’islam », a dit l’ex-secrétaire d’Etat.

Les candidats ont associé les outrances du milliardaire à celles des autres candidats républicains. «  Même dans nos mauvais jours, nous avons plus à offrir que nos adversaires extrémistes de droite », a fait valoir Bernie Sanders.

Échange de civilités

Pour marquer le contraste avec la virulence des débats républicains, où les invectives fusent, Hillary Clinton et Bernie Sanders ont redoublé de civilité. Le sénateur l’a félicitée pour son rôle de Première dame (1993-2001). Bernie Sanders s’est même excusé pour une querelle qui les opposait depuis deux jours. Un collaborateur du sénateur, depuis licencié, a profité d’une faille informatique pour récupérer des données électorales confidentielles de l’équipe Clinton.

«  J’apprécie sincèrement ce commentaire, Bernie », a répondu Hillary Clinton, semblant déclarer l’affaire close.

Les deux candidats ont néanmoins affiché des différences sur l’interventionnisme à l’étranger, les armes à feu et la politique économique, même si elles portaient plutôt sur des priorités que des divergences idéologiques.

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