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Les papeteries de Genval accentuent la pression foncière

Des investisseurs tentent de profiter de l’attractivité nouvelle des papeteries pour lancer un projet immobilier. Et ce au grand dam des autorités locales. Une centaine de logements supplémentaires pourraient voir le jour.

Temps de lecture: 3 min

Le réaménagement du site des papeteries de Genval semble être une réussite. Les appartements se vendent en un temps record alors que les commerçants sont satisfaits des premiers mois d’exploitation. Résultat : l’ensemble immobilier a redonné une certaine attractivité aux commerces situés en bordure du site. Et confère également une certaine valeur à d’autres bâtiments voisins inexploités ou à l’un ou l’autre terrain situé à proximité. La pression foncière s’est donc accentuée ces derniers mois sur les épaules des autorités locales.

Un plan communal d’aménagement (PCA) balise normalement le nombre de logements autorisés dans un périmètre donné. Il a bien été effectué pour les papeteries : 390 logements sont autorisés au maximum sur ce périmètre. Sauf qu’il a été réalisé uniquement en fonction du projet du promoteur Equilis. Et ses auteurs ne se sont pas vraiment intéressés aux bâtiments voisins. Les propriétaires, flairant le bon coup, s’empressent donc aujourd’hui de frapper à la porte du service urbanisme pour déposer une demande de permis et rentabiliser leur bien.

Une première demande concerne une ancienne usine située à l’extrémité de la rue des Ateliers (du côté du chantier en cours). Vingt-trois logements sont souhaités. La commune a refusé le projet. « Mais le demandeur va aller en recours à la Région wallonne et devrait obtenir le permis car il s’agit d’une zone à densifier puisque nous sommes à proximité d’une gare », regrette le bourgmestre Jean Vanderbecken. Juste à côté, vingt-huit appartements sont envisagés dans un entrepôt appartenant à John Martin. La commune s’y oppose également. « Des possibilités existent aussi dans un entrepôt situé en face du supermarché bio, en face du Aldi et sur le site d’un ancien carrossier, poursuit Jean Vanderbecken. Il est regrettable que le nombre de logements n’ait pas été limité sur un périmètre bien plus large. Car nous en payons aujourd’hui les conséquences. » Ajoutons encore un dernier projet qui est sur la table. Il concerne un terrain d’un hectare situé entre l’avenue des Combattants et la drève du Val Saint-Pierre. Quatorze habitations unifamiliales sont évoquées. « Notre capacité d’action est mince entre un pouvoir communal qui ne veut densifier à outrance une zone et la Région wallonne qui favorise la densification aux abords des gares, se plaint l’échevin de l’Urbanisme Christophe Hanin (NAP-MR). Les avocats spécialisés en urbanisme peuvent s’en donner à cœur joie et ce au détriment de notre vision de l’aménagement du territoire… »

Enfin, pour corser encore davantage l’addition, la maison de repos et de soins imaginée par le promoteur Equilis – revendue entretemps à plusieurs investisseurs – s’est transformée suite à quelques péripéties administratives en 101 appartements pour seniors. Ce qui change considérablement la donne au niveau du profil des acheteurs et de leur mobilité puisqu’il s’agit de personnes valides.

Les conséquences sur la mobilité seront inévitables. Tous ses projets rendant, au final, pratiquement caduques les différentes études environnementales et de mobilité effectuées à l’époque…

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