Top 10: ces objets insolites qui ont fait l’actu en 2015

Passage en revue des objets qui ont marqué l’année.

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Parce-qu’il n’y a pas que les petites phrases déplacées qui ont fait l’actualité en 2015, « Le Soir » rend hommage aux objets – petits ou grands – qui ont fait parler d’eux. Une œuvre d’art qui s’écroule, un badge qui choque l’opinion, l’annonce de la disparition tragique de la Cara Pils… Passage en revue des objets qui ont marqué l’année.

Au bas de l’article (ou par ici pour les mobiles et tablettes), votez pour votre incontournable. Nous les publierons ce samedi dans le journal selon votre ordre de préférence. On rembobine :

Le sirop de Liège

Joseph Charlier l’a décidé : fini le sirop de Liège. Cet ex-conseiller communal verviétois (MR) est même allé rendre son pot à la siroperie Meurens en août dernier. Parait que ce sirop est « halal ». Non, mais. Joseph Charlier ne mange pas halal, il mange « noir-jaune-rouge », lui.

Sauf que l’ami Joseph n’a pas bien compris le sens du mot halal. L’eau minérale, c’est halal. La confiture de tante Gertrude, c’est halal. Le chocolat Galler, c’est halal. Joseph, va falloir vider ton frigo…

Le halal, c’est garanti sans porc, sans alcool, et c’est produit dans des conditions d’hygiène très strictes. Bref, les rayons croulent sous des produits halal qui s’ignorent. Et certains, comme la siroperie Meurens, ont décidé de payer la certification, pour pouvoir s’exporter dans les pays musulmans. Rassure-toi Joseph, la recette de ton sirop n’a pas changé !

Les bijoux de Barbara Louys

La célèbre présentatrice de « C’est du belge » se fait remercier par la RTBF parce qu’elle s’occupe trop de ses bijoux.« Le désir de Barbara Louys de développer ses activités autour de la marque de bijoux qu’elle a créée et la difficulté de concilier celles-ci avec un nouveau projet télévisuel ont débouché sur cette séparation » , lit-on dans un communiqué de la télévision publique. Choquée, l’animatrice qui ne souhaite pas lâcher son « activité familiale » conteste son licenciement et tacle le service public (et Gérard Watelet) dans les médias. Aujourd’hui, elle concilie ses bijoux avec sa chaîne TV sur le web.

Le maillot des Diables

Le nouveau maillot des Diables, c’est un peu comme Kendji Girac. Soit tu adores ; soit tu ne peux pas le voir en peinture. Il est toutefois possible d’adorer Kendji sans aimer le maillot. Et vice versa. Par contre, si les deux vous plaisent, il faut commencer à s’inquiéter.

On parle bien ici du second jeu de maillot, le bleu ciel avec les lignes horizontales aux couleurs du pays. Un maillot qui ressemble méchamment à celui des cyclistes belges au championnat du monde. On ne peut pas dire que les stylistes se soient foulés.

Hé, Adidas, un petit filon pour l’an prochain : il suffit de switcher les bandes rouge et jaune pour refourguer nos maillots aux Allemands.

The Passenger

Ceux qui ont suivi les festivités Mons 2015 de loin, n’ont retenu qu’une seule chose : le mikado géant écroulé (accessoirement les 2 millions d’entrées). La capitale européenne de la culture a choisi comme emblème pour son inauguration une sculpture de l’artiste flamand Arne Quinze. « The Passenger » se présentait comme un amas gigantesque de bouts de bois formant un pont. Problème : dès son installation, les Montois se prennent des morceaux sur la tête. Une partie de l’œuvre s’effondre le soir de Noël. La Ville finit par démonter son mikado à 400.000 euros. Quelques mois plus tard, c’est le retour du Passenger. Aux frais de l’artiste cette fois.

Le foin du Roi

En 2015, le Roi a cherché à se faire du blé sur son foin. Pas le foin autour de sa cure de thalasso pendant le niveau 4. Non, du foin, du vrai. Celui qu’il cultive dans ses terres de Villers-sur-Lesse, près de Rochefort. C’est en tout cas ce qu’on pouvait lire sur le site 2ememain.be, où du foin « d’excellente qualité, pas de pesticides », était mis en vente à 2,2 euros le ballot de 13 kilos. Des biens identifiés comme appartenant à la Donation Royale.

La petite annonce a disparu dès que la presse s’est emparée de l’affaire. C’est ballot.

Le badge « asile »

En pleine crise migratoire, le ministre de l’Intérieur Jan Jambon choque. Il propose que les demandeurs d’asile inscrits en centre se promènent en rue avec « un badge d’identification » avec leur photo, leur nom et l’adresse du centre d’asile. La police doit pouvoir les identifier dans la rue… Réactions outrées du milieu associatif, sur les réseaux sociaux beaucoup crient au retour de « l’étoile jaune ». Une fois la polémique installée, Jan Jambon précise qu’on l’a mal compris : le badge ne se portera pas sur la veste, mais sur soi, comme un document d’identité.

La Cara Pils

Fin du mois, quand l’étudiant fauché compte ses pièces en cuivre pour survivre, une solution : la Cara Pils. C’est moins cher que de la Vittel, et ça tapisse l’estomac (une bière : deux tartines).

Alors quand Colruyt annonce en février 2015 un relifting de sa gamme bon marché, on craint le pire pour la Cara. Elle aurait pu devenir l’« Everyday Pils ». Tu t’imagines dire à tes potes : « Je vais chercher un pack d’Everyday ». Les gens vont croire que tu ramènes du lait.

Les internautes ont donc poussé une gueulante : pas touche à la Cara. Et Colruyt a entendu. Il a même sauté sur l’occasion pour lancer une campagne de pub pour élire le nouveau look de la Cara. Quitte à boire de la pisse de chat, autant que la cannette ait de la gueule, non ?

Le fromage de Herve

L’Europe veut-elle tuer le fromage de Herve au lait cru ? José Munnix, un des derniers producteurs, a perdu 2.000 de ses fromages saisis par l’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire à cause de la présence de la bactérie listeria. Une directive européenne interdit cette bactérie depuis le mois d’avril. Le petit producteur local rejoue le combat de David contre Goliath. Acheter du fromage de Herve devient un acte de soutien dans la région de Liège. Malheureusement, le bras de fer n’a pas empêché le fromager de cesser ses activités.

La pièce de 2€50

La Belgique veut commémorer le bicentenaire de la bataille de Waterloo avec une pièce de deux euros frappée par la Monnaie royale de Belgique. Mais les Français ne veulent pas qu’on leur rappelle la débâcle de leur « grand » Napoléon à chaque fois qu’ils mettent la main dans leur portefeuille. Nos voisins, soutenus par d’autres pays européens, s’opposent donc à la création de cette pièce de deux euros. Qu’à cela ne tienne, réagit le SPF Finances, frappons une pièce de 2€50 et l’Europe n’aura rien à y redire.

Le tifo du Standard

Quand un ex-« Rouche » (Steven Defour) devenu Anderlechtois revient au bercail pour le Clasico, l’accueil est royal : un immense tifo baptisé « Red or dead ». Le dessin accompagnant le slogan est tout aussi charmant : on y voit la tête de Defour pendouillant dans la main de Jason Voorhees, le héros de Vendredi 13. Une décapitation « à la Daesh ». Manquait juste une coulée de sang mauve pour atteindre le summum du bon goût.

Le tifo fait le tour du monde, suscitant l’indignation. Certains semblent même découvrir que le comportement des Ultras avoisine parfois celui de primates congénitaux (dans le verbe et dans le geste).

Ce 25 janvier-là, le Standard s’est imposé 2-0. Et Defour a pris une carte rouge. Comme quoi…

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