Polémique à Saint-Josse: Emir Kir dément toute apologie du terrorisme

La députée Viviane Teitelbaum (MR) s’est inquiétée sur Facebook de la tenue d’un événement en mémoire d’un cadre du Hezbollah. Fausse rumeur a rétorqué Emir Kir (PS) qui n’apprécie pas la sortie de la libérale.

Journaliste service Bruxelles Temps de lecture: 2 min

Une petite phrase postée par la députée MR Viviane Teitelbaum sur Facebook a mis le feu aux poudres, ce mardi. « Vous êtes nombreux/ses à m’envoyer des messages perso me questionnant sur le mémorial à la mémoire du sinistre terroriste Kuntar, écrit la libérale. Donc le Centre Culturel arabe organiserait (selon FB) un Mémorial pour Samir Kuntar le 26 décembre à St Josse, sans doute avec l’accord du Bourgmestre Emir Kir, qui doit donner l’autorisation pour de tels événements. Je n’en ai pas encore eu confirmation… Je reste donc prudente ».

Une notion de prudence des plus relatives à entendre le bourgmestre de Saint-Josse qui a, et le mot est faible, très peu apprécié d’être mis en cause dans l’organisation d’un tel événement.

Terroriste libanais

C’est que membre du Hezbollah libanais, Samir Kantar passé près de 30 ans en prison après un enlèvement sanglant commis en 1979 qui fera plusieurs morts dont un père et sa fille peut-on lire sur Wikipédia. Fiché depuis septembre par les États-Unis comme terroriste, l’homme a été tué le 19 décembre dernier lors d’un raid israélien.

« Cette façon de propager une rumeur sans vérifier ses sources ou me contacter est indigne d’une parlementaire », s’est étranglé Emir Kir à la lecture du texte publié par Viviane Teitelbaum. « Il est aussi incroyable qu’erroné de penser que j’aurais pu permettre l’organisation d’un mémorial de quelqu’un responsable d’assassinats ou de croire que le centre culturel allait lui rendre hommage. ».

« Inacceptable »

Un rapport a été commandé aux services de police. « Qui m’ont confirmé cet après-midi qu’aucune demande de manifestation en ce sens ne m’avait été faite pour cet événement. Une demande a bien été introduite auprès du Centre culturel arabe mais elle a été refusée ». La polémique est donc éteinte. Ou presque. « Jamais nous n’autoriserons l’apologie du terrorisme dans notre commune, ce que j’aurais pu dire à la députée si elle me l’avait demandé mais elle a préféré faire le buzz sur les réseaux sociaux. Allumer ainsi le feu surtout en cette période est inacceptable ».

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