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Top 10: en 2015, on aurait voulu ne pas les entendre

« Le Soir » passe en revue les pires propos de l’année 2015. Souvenirs…

Journaliste au service Société

Par Elodie Blogie

Temps de lecture: 5 min

Il y a ces bourdes en réalité presque inoffensives dont on ne se lasse pas. Puis il y a ces sorties qu’on aurait simplement voulu ne pas entendre. Du tout. Et encore moins lorsqu’elles viennent de leaders d’opinion d’envergure qui lancent à l’emporte-pièce des propos qui nous font franchement avaler de travers.

Au bas de l’article (ou ici sur mobile et tablette) , votez pour votre citation « préférée ». Nous les publierons ce samedi dans le journal selon votre ordre de prédilection.

Bart De Wever sur les Berbères

Invité sur le plateau de la VRT lundi 23 mars, Bart De Wever s’étend sur les problèmes d’intégration de certaines communautés qui, selon lui, sont à l’origine du racisme (« une notion relative » d’ailleurs) des belgo-belges à leur égard.

Racisme en outre invoqué à tort et à travers, selon le leader NVA : « Je n’ai par exemple jamais vu un migrant d’origine asiatique se plaindre de discrimination au travail  », glisse-t-il.

De cet entretien, restera surtout sa longue tirade sur les Berbères : « Nous avons énormément de difficultés à organiser la mobilité sociale dans la communauté berbère d’Anvers […]. C’est une communauté très fermée, qui éprouve une grande méfiance envers l’autorité, au sein de laquelle l’islam est très peu organisé, et qui est très sensible aux thèses salafistes, à la radicalisation. »

Philippe Geert sur le suicide de Steve Stevaert

Jeudi 2 avril, le corps sans vie de Steve Stevaert, ancien ministre d’Etat et ex président du SP.A, est retrouvé sans vie dans le canal Albert à Hasselt.

Philippe Geert, parfait inconnu mais responsable chez Delhaize, s’empresse de twitter  : « Pour moi, tous les rouges peuvent sauter dans le canal  ». La grande classe.

Donald Trump sur les Mexicains 

Le 16 juin, Donald Trump, magnat de l’immobilier américain, annonce sa candidature à l’investiture républicaine en vue des élections de 2016. Lors de son discours, il évoque l’immigration mexicaine  : « Quand le Mexique nous envoie ces gens, ils n’envoient pas les meilleurs d’entre eux. Ils apportent des drogues. Ils apportent le crime. Ce sont des violeurs. »

Des raccourcis aussi grossiers pourraient presque nous faire sourire, s’ils ne sortaient pas de la bouche d’un potentiel futur président des Etats-Unis, qui depuis lors, ne cesse de grimper dans les sondages. La dernière en date : quand, après la fusillade de San Bernardino, Trump demande «  l’arrêt total et complet de l’arrivée des musulmans aux Etats-Unis  ».

Alexis Tsipras sur l’accord entre la Grèce et ses créanciers

Epilogue de 17 heures ininterrompues de négociations entre les 19 dirigeants de la zone euro et de plusieurs mois de crise : un accord est enfin signé entre la Grèce et ses créanciers dans la nuit du dimanche 12 au lundi 13 juillet.

Quand il s’explique devant les Grecs à la télévision nationale ce mardi-là, Alexis Tsipras tient des propos particulièrement emblématiques de ce dossier : « J’assume mes responsabilités pour toute erreur que j’ai pu commettre, j’assume la responsabilité pour un texte auquel je ne crois pas mais je le signe pour éviter tout désastre au pays. »

Rudy Demotte sur l’accueil de réfugiés à Tournai

Alors que l’Europe et la Belgique sont en pleine crise des réfugiés et que les pouvoirs publics tentent de trouver de nouveaux bâtiments inoccupés pour les transformer en centres d’accueil, le ministre président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et bourgmestre en titre de Tournai, Rudy Demotte annonce dans un communiqué  :

« J’ai appris avec consternation que le secrétaire d’État Franken voulait concentrer sur Tournai entre 400 et 700 candidats réfugiés politiques ce qui revient à ghettoïser des poches entières de populations au statut précaire. En tant que socialiste, je ne peux l’accepter. […] Je vois dans l’attitude du gouvernement fédéral (MR et consorts) un calcul politique et peut être même une volonté implicite de mettre à mal la vie de notre cité. »

Not in my Back Yard/Pas dans mon jardin.

Theo Francken sur les réfugiés

Le parc Maximilien est surchargé et les bénévoles dénoncent l’inaction du gouvernement… Au lendemain de l’ouverture du WTC III, mis à disposition pour les demandeurs d’asile avant leur enregistrement à l’Office des Etrangers, le secrétaire d’Etat s’énerve de constater que seules 14 personnes y ont passé la nuit.

Il se fend d’un tweet indigné : « Je propose un pré-accueil basique. Seulement 14 y ont été. Ils ne veulent tout simplement pas. Le campement de tentes est apparemment plus confortable. Les excuses sont les bienvenues. Merci. » Au micro de la VRT, Theo Francken persiste et signe : « Que voulez-vous que je fasse de plus ? Leur offrir l’hôtel peut-être ? »

Le patron de VW sur le scandale des moteurs truqués

« Notre entreprise a été malhonnête, avec l’EPA (Agence américaine de protection de l’environnement, ndlr) et avec le CARB (son homologue californienne, ndlr), ainsi qu’avec vous tous, et avec mes mots en allemand on dirait qu’on a ‘totalement merdé’».

On pourrait se féliciter que le PDG de Volkswagen America, Michael Horn, reconnaisse les faits. Sauf qu’en réalité, on aurait préféré qu’on ne nous prenne simplement pas pour des cons. Merci.

Nadine Morano sur la « race » française

Le samedi 26 septembre sur le plateau de l’émissionOn n’est pas couché, de Laurent Ruquier, l’eurodéputée Les Républicains déclare, sans ciller : « Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères. (…) Je n’ai pas envie que la France devienne musulmane »

Kim Jong Un sur les bombes atomiques

C’est presque passé inaperçu, comme souvent pour les faibles informations (impossibles à vérifier) qui nous parviennent de Corée du Nord.

Le 10 décembre dernier, le dictateur a déclaré que la Corée du Nord était « un puissant État doté de l’arme nucléaire qui est prêt à faire exploser une bombe A et une bombe H afin de défendre sa souveraineté de manière fiable », ce qui signifie que son pays, déjà doté de l’arme nucléaire, disposerait également à présent d’une bombe à hydrogène. Non merci.

Vladimir Poutine sur Sepp Blatter : « Voilà la personne à qui il faut donner le prix Nobel de la paix »

Pardon ? A noter que lors de cette même grande conférence de presse annuelle, le président russe a également porté aux nues Donald Trump le qualifiant d’« homme très brillant, plein de talent ».

 

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