Agressions sexuelles à Cologne: 16 suspects ont été identifiés

La peur gagne Cologne après les agressions du Nouvel An. Les autorités ne disposent d’aucun élément impliquant des réfugiés.

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Plus d’une centaine de femmes ont été agressées sexuellement et volées pendant la nuit de la Saint-Sylvestre en Allemagne, par des hommes perçus comme des « Arabes » ou des « Nord-Africains ». Et les plaintes continuent d’affluer. Les agressions se sont produites vers minuit autour de la gare de Cologne, mais également à Hambourg.

La police a annoncé avoir seize suspects dans son viseur. Sur des enregistrements vidéos, les agresseurs sont clairement reconnaissables. Se basant également sur les témoignages, la police estime que les suspects sont des hommes d’apparence nord-africaine. Mais peu de détails sont connus sur l’identité des assaillants et il n’est pas avéré qu’il s’agisse de demandeurs d’asile.

Les agressions sexuelles pourraient avoir été organisées, a indiqué le ministre allemand de la Justice, Heiko Maas. « Le tout semble avoir été coordonné », a-t-il dit.

Pour le ministre de la Justice, il est peu probable que ces événements se soient produits par hasard.

La peur gagne Cologne

Les événements créent néanmoins le malaise dans le pays, qui a accueilli un million de réfugiés en 2015. Plusieurs personnalités politiques ont exprimé leur crainte de voir apparaître des amalgames, comme n’hésitent pas à le faire le mouvement anti-islam Pegida et le petit parti d’extrême droite AfD.

« Des hommes ont essayé de me voler, comment dois-je réagir la prochaine fois ? », demande apeurée Marie-Sophie Christ à un policier sur la place centrale de Cologne, théâtre d’agressions ayant choqué l’Allemagne lors du Nouvel An.

Fourgons et policiers stationnent devant la gare et la cathédrale depuis que toute l’ampleur du drame a été révélée dans cette métropole de la Rhénanie allemande.

« Maman n’avait pas aussi peur avant », souffle la collégienne. Gênée, elle refuse d’accuser les réfugiés. Erika elle, s’embarrasse moins. « Ils avaient l’air de réfugiés… ou d’Albanais. Avec des barbes et des habits sombres », affirme-t-elle.

Entre les commerces de la gare, la colère est palpable.« Ils étaient des centaines et vraiment agressifs », rapporte une marchande de sandwichs, qui souhaite rester anonyme. Des « Arabes », comme l’ont rapporté les médias allemands, mais « pas des réfugiés, ils étaient vraiment très organisés », précise-t-elle.

Tous ces éléments choquent la population et nourrissent les amalgames, même si les autorités martèlent ne disposer à ce stade d’aucun élément mettant en cause des réfugiés.

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