La Hulpe, village intelligent en 2025

Deux distinctions en deux années – la commune la plus interactive en 2014 selon Google, et une nomination au Belfius Smart Cities en 2015 – auront motivé le collège communal à se réunir les samedis pour développer le projet. Pour 2025, la commune entend devenir « un village intelligent ». Entendez par là qu’elle aura réussi à utiliser les technologies de l’information et de la communication pour améliorer la qualité des services qu’elle offre au public et en réduire les coûts.

« Smart peut signifier “élégant” ou “intelligent”, ce qui correspond tout à fait à La Hulpe !, sourit le bourgmestre en titre Christophe Dister (LB-MR) devant tout le collège réuni pour les bons vœux. Le terme est aussi utilisé pour définir des objectifs spécifiques, mesurables, atteignables, raisonnables et temporellement définis. De notre côté à la Hulpe, nous désirons affiner le concept au niveau du village. »

Les lettres du mot « Smart » sont ainsi traduites en « Sustainable development » pour développement durable, « Mobility » pour mobilité, « Administration » pour administration communale, « Responsible citizen » pour citoyens responsables et « Trade » pour commerce.

Cinquante actions concrètes seront dévoilées à l’occasion de la première modification budgétaire, mais le bourgmestre en a déjà dévoilé quelques-uns d’entre elles. Tout d’abord, la volonté de réduire de 20 % les émissions de CO2 en améliorant l’efficience énergétique des bâtiments communaux, en rénovant l’éclairage public et en recourant à des véhicules électriques.

« La commune dispose déjà d’un véhicule et d’un vélo électrique, souligne Christophe Dister. Nous souhaitons que les habitants suivent le mouvement, pour une autre mobilité. Nous allons ainsi mettre des vélos électriques à la disposition des habitants, avec une prime d’achat à la clé pour ceux qui souhaiteront privilégier ce mode de déplacement. »

Gérer les stationnements

Autre idée intéressante : outre de nouvelles navettes de bus dans les quartiers, lancer un système d’informatisation pour la gestion du stationnement.

Sur le plan de l’efficience des services publics, La Hulpe a déjà entamé sa révolution en matière de digitalisation des papiers administratifs. Elle souhaitait aussi réduire les coûts des bâtiments, en ramenant le personnel du CPAS à la commune : « Cela ne s’avère finalement pas possible, mais nous avons déjà prévu de libérer des espaces dans les deux bâtiments pour des associations. Cela fera l’objet d’une analyse. Notre souhait est aussi de proposer un service social unique. »

L’éducation n’est pas oubliée, avec une volonté de familiariser les élèves des Colibris au numérique, tout en proposant une ouverture plus grande à l’art et au sport. Pour les citoyens, la commune va poursuivre son initiative « Je bosse pour ma commune » en vue d’améliorer les relations intergénérationnelles.

Enfin, du côté des commerces, le souhait est de trouver une voie médiane pour que, par exemple, le boucher du village puisse aussi bénéficier des effets positifs de la vente en ligne : « J’avoue que nous n’avons pas encore la solution, mais on y travaille. »

Un projet de dix millions d’euros

S’il y a bien un lieu de l’avenue des Combattants qui dénote, c’est celui occupé par la Poste et la Croix-Rouge. La commune, après avoir acquis le bâtiment annexe d’un ancien docteur, souhaite racheter à présent les deux terrains pour y aménager une nouvelle place avec un bâtiment comprenant environ deux cents places de parking souterrain, en deux étages, dont un, en zone bleue, pour le public, un rez-de-chaussée de service pour accueillir la Poste, la Croix-Rouge et six nouvelles classes pour l’école communale, et des appartements à vendre ou à louer au premier étage.

Un projet de dix millions d’euros, selon le bourgmestre en titre Christophe Dister (LB-MR), qui veut en faire un dossier majeur pour la mandature et pour lequel la commune souhaite rester maître d’œuvre, avec un coup de pouce financier de la Province du Brabant wallon.

Le projet sera peaufiné en 2016, les procédures urbanistiques suivront en 2017, tandis que le début du chantier est espéré en 2018.