De Wever présente ses vœux: «Quel bonheur que la N-VA soit au gouvernement»

Comme à son habitude, Bart de Wever n’a pas fait les choses à moitié. La réception de Nouvel An de la N-VA s’est tenue samedi au Nekkerhal de Malines dans une ambiance majestueuse. Le hall était énorme, plus grand que le parterre de Forest National. Des centaines de coupes de champagne étaient alignées à l’entrée et le buffet était alléchant. 3.000 personnes se sont déplacées pour écouter le discours du président du parti.

Théo Francken, le secrétaire d’Etat à l’Asile et la Migration a été la star de la soirée. «  La crise de l’asile a été gérée de manière remarquable. Merci d’avoir rendu le statut de réfugiés temporaire. Merci d’avoir renvoyé dans des centres fermés les gens qui n’ont pas respecté notre hospitalité », a salué le président de la N-VA. Francken a été véritablement plébiscité.

« Schengen est mort ! »

Bart De Wever a été dur envers les migrants et… l’Europe. Ses propos ne sont pas éloignés de ceux tenus lors de son discours à l’université de Gand au mois de septembre dernier. Pour lui, « Schengen est mort ! Il faut revoir la convention de Genève  ». Il estime que l’analyse qu’il avait faite était juste. Sous la présidence européenne des Pays-Bas, il espère enfin que trois objectifs seront atteints : la fermeture des frontières extérieures de Schengen, un investissement pour accueillir correctement les réfugiés et l’organisation de flux temporaires de personnes.

Vives attaques contre le PS

«  Quel bonheur que la N-VA soit au gouvernement. Imaginez ce qu’il se serait passé sous un gouvernement Di Rupo », a fustigé Bart De Wever. Aux trois « V » de la stratégie du «  Verandering Voor Vlaanderen » de la N-VA, Bart De Wever en a ajouté un autre. Il s’agit de « Volharding », qu’on peut traduire en français par « persévérance ». Selon le nationaliste flamand, on ne peut pas rattraper 25 ans de législature socialiste en si peu de temps. Et oui, il faut persévérer !

La N-VA veut «guérir la Belgique du socialisme»

Les défis pour les prochaines années sont considérables. La Région flamande doit équilibrer son budget à l’horizon 2019 et rembourser toute la dette directe ; le fédéral doit, lui, faire baisser ses dépenses, le niveau d’imposition et la dette, ainsi qu’augmenter l’emploi privé. Il y a encore un énorme déficit structurel. Pour lui, le chemin est encore long…

Les syndicats wallons pointés du doigt

Enfin, Bart De Wever a souligné certaines mesures qui devront être réalisées bien qu’elles ne soient pas faciles. « Nous devons continuer sur la même voie et persévérer pour contrer les forces de la stagnation. Celles-ci lutteront jusqu’au bout pour maintenir ce qui, hier déjà, était intenable. Les syndicats wallons du rail en ont livré cette semaine un triste exemple. Nous ne reculerons jamais devant leur abus de pouvoir et leur arrogance  », a-t-il poursuivi.

À Malines, la soirée s’est terminée par une longue séance photo durant laquelle Bart De Wever a posé pendant plus de deux heures. La starification est portée à son paroxysme. Avant qu’un DJ ne vienne prolonger la fête…